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Bolotny : « Aucun lien entre le foot et la croissance »

Alors que les Bleus n’ont pas encore assuré leur qualification pour le Mondial 2010, Frédéric Bolotny, grand économiste au centre de droit et d’économie du sport de Limoges, ne croît pas que les performances sportives puissent avoir un réel impact sur l'économie du pays.

Après une victoire laborieuse aux Iles Féroé (1-0), l'équipe de France de football se positionne en deuxième position du groupe 7, à cinq points de la Serbie (avec un match en moins). Si les joueurs de Raymond Domenech ont encore leur destin entre leurs pieds, la qualification est tout de même loin d'être jouée. Et alors que se profilent deux rendez-vous décisifs contre la Roumanie (le 5 septembre) et en Serbie (le 9/09), le spectre d'une élimination fait son apparition. Une mauvaise nouvelle de plus dans le contexte économique et social ambiant.

Pourtant, Frédéric Bolotny, économiste au centre de droit et d'économie du sport de Limoges, ne croît pas que les performances sportives puissent avoir un réel impact sur l'économie d'un pays : « En 1998, la première fois que la France a gagné la Coupe du Monde, l’impact sur le moral des ménages a été fort, mais le lien avec la croissance a été très limité. On parle à peine d’un dixième de point. On fantasme beaucoup sur les conséquences d’une élimination prématurée ou d’un mauvais résultat. Toutes les études, et même les plus sérieuses, démontrent que la corrélation entre un bon résultat, ou à contrario un mauvais résultat, et la croissance n’est vraiment pas démontrée. »

La rédaction