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Confédération africaine: imbroglio pour la présidence, à un mois de l’élection

Ahmad Ahmad, l'actuel président de la CAF

Ahmad Ahmad, l'actuel président de la CAF - AFP

A un mois de l’élection pour la présidence de la Confédération africaine de football (12 mars), la campagne est rendue difficile à suivre par les différentes sanctions de la FIFA.

Dans un mois, jour pour jour (12 mars), à Rabat (Maroc), la Confédération africaine de football devra choisir un nouveau président. Six candidats devaient affronter Ahmad Ahmad, lui-même candidat à sa réélection. Mais voilà, sur ces sept candidats donc, trois sont hors course, du moins pour le moment, à la suite de l’intervention de la commission de contrôle de la FIFA.

Constant Omari, candidat congolais et président ponctuel pendant la récente suspension d’Ahmad Ahmad, s’était déclaré après avoir pris goût au rôle durant son intérim. Mais un courrier de Mukul Mugdal, le grand patron de la commission de contrôle de la FIFA, a expliqué "qu’une enquête formelle de la commission d’éthique de la FIFA" rendait Omari "inéligible".

Le candidat algérien Kheïredine Zetchi ne pourra pas plus défendre ses chances, la même commission de la fédération internationale de football ayant pointé du doigt le fait qu’il avait omis "de signaler des sanctions imposées par la CAF et la Ligue de football professionnel algérienne".

Enfin, le Malgache Ahmad Ahmad, président sortant et favori à sa propre succession, a peut-être vu ses espoirs s’envoler avec sa récente suspension de toutes activités liées au football à la suite de l’ouverture d’une enquête pour abus de pouvoir et détournement de fond. Ces trois hommes semblent donc hors course. A moins que…

Le TAS doit statuer rapidement pour Ahmad Ahmad

Ahmad Ahmad a fait appel devant le Tribunal arbitral du sport. Un appel suspensif qui lui a permis de reprendre, avec l’aide du comité de gouvernance de la CAF, son siège de président, au moins temporairement. Le TAS devra donc statuer avant le 12 mars pour rendre possible ou non la candidature d’Ahmad Ahmad.

Un manque de lisibilité qui pourrait faire les affaires des quatre autres prétendants, aux candidatures sans ombres : l’Ivoirien Jacques Anouma, le Sénégalais Augustin Senghor, le Sud-Africain Patrice Motsepe et le Mauritanien Ahmed Yahya.

Timothée Maymon