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Copa America : Vidal, le dérapage de trop ?

Arturo Vidal

Arturo Vidal - AFP

Arrêté pour conduite en état d’ivresse après avoir crashé sa Ferrari à Santiago, en pleine Copa America, Arturo Vidal a passé la nuit au poste. Une sortie de route qui n’est pas une première pour le milieu de terrain chilien de la Juve.

Le sélectionneur chilien Jorge Sampaoli va peut-être regretter longtemps la permission de sortie accordée à ses joueurs mardi soir. Lâché quelques heures dans la nature entre deux matches de Copa America, Arturo Vidal a filé avec madame dans un casino. Jusque-là, rien de répréhensible. Sauf que le milieu de la Juventus n’a pas levé le coude que pour ramasser ses jetons. Malvenu avant de prendre le volant de sa Ferrari, surtout quand le bolide finit dans le fossé et qu’il faut passer l’épreuve de l’éthylotest. Avec une nuit au poste à la clé pour celui qui s’annonçait comme l’une des grandes stars de la compétition après ses trois buts inscrits en deux rencontres. 

« Ce n'est pas de ma faute », a tweeté Vidal au sujet de l’accident. Il sera tout de même présenté à un juge ce mercredi pour en répondre. Si les Chiliens tremblent à l’idée d’être privés de leur maître à jouer pour la suite de la compétition, ils ne sont pas forcément tombés des nues. Car sa tendance à forcer sur la bouteille a déjà valu quelques déconvenues au « Roi Arturo ».

Exclu de la sélection en 2011

En novembre 2011, celui qui venait de passer de Leverkusen à Turin avait été exclu de la sélection après une sortie trop arrosée avec quatre coéquipiers. De retour du baptême du fils de Jorge Valdivia, les cinq larrons s’étaient visiblement faits peu discrets en regagnant la mise au vert. Seules des excuses publiques lui avaient permis de retrouver la Roja. Il faut dire que l’homme à la crête et aux tatouages a de qui tenir. Peu de temps après cette incartade, son père, avec lequel il entretient des rapports très lointains, était tombé pour trafic de drogue. Lors d’une descente de police, plus de 100 sachets de cocaïne avaient été saisis chez Erasmo Vidal.

Depuis ces événements, le natif du quartier ouvrier de San Joaquin s’était fait plus discret. Précieux dans la parcours de la Juve jusqu’en finale de la Ligue des champions, il s’était tout de même « distingué » en octobre dernier en déclenchant une bagarre dans une boîte de nuit turinoise. Là aussi après avoir bu un coup trop. Une altercation, suivie d’un retard à l’entraînement, qui lui avait valu 100.000 euros d’amende. La dernière frasque de Vidal pourrait aussi lui coûter très cher.