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Cousin retrouve la lumière

Daniel Cousin

Daniel Cousin - -

A bientôt 35 ans, l’attaquant gabonais réalise un superbe début de CAN. A l’image de sa sélection, qui affronte la Tunisie ce mardi (19h), l’ancien buteur de Lens, revenu spécialement au pays pour préparer la compétition, est en pleine confiance. De quoi attirer le regard des recruteurs européens ?

LA CAN 2012 est pour l’instant placée sous le signe des surprises. Les qualifications avaient déjà été fatales au Cameroun, à l’Egypte, au Nigeria ou encore à l’Algérie. La phase de poules a vu sortir prématurément le Sénégal et le Maroc. Face aux défaillances des favoris, plusieurs équipes en profitent pour sortir de l’ombre. Parmi elles, le Gabon, pays hôte aux côtés de la Guinée Equatoriale. Dans un stade de Libreville en fusion, les Panthères ont fait chuter le Niger (2-0) puis le Maroc (3-2). De quoi assurer leur qualification pour les quarts de finale avant même le match face à la Tunisie ce mardi (19h).

Symbole de ce parcours presqu’inespéré, Daniel Cousin. A bientôt 35 ans, et malgré quelques kilos en trop, le natif de Libreville revit sous le maillot jaune et bleu de sa sélection. Contre le Maroc, il s’est offert un joli numéro dans la surface (contrôle et frappe en pivot) pour donner l’avantage aux siens. Le genre d’action qui pourrait taper dans l’œil des recruteurs. Et lui faire ainsi quitter le modeste Sapins FC (Gabon) qu’il a rejoint l’été dernier. « Bien sûr, c’est mon objectif, glisse-t-il. Je compte jouer encore deux ans. Je n’ai pas envie de m’arrêter là. Je vais me servir de la CAN pour redécoller en Europe. »

« Je peux aller partout »

Après avoir déserté la Ligue 1 et le RC Lens il y a cinq ans, Cousin a sillonné le Vieux Continent. Des Glasgow Rangers (Ecosse) à Hull City (Angleterre) en passant par Larissa (Grèce), il n’a pas vraiment réussi à s’imposer. Remis en lumière par le beau parcours du Gabon, l’ancien buteur du Mans espère désormais en profiter pour rebondir dans les prochaines semaines. « J’ai eu quelques contacts et quelques bons retours, assure-t-il. Mais je vais attendre que la compétition se termine. On fera le point à la fin. Pour l’instant, je ne me prends pas la tête avec ça. Je me concentre pour gagner la CAN. » En cas d’offre intéressante, Cousin ne ferme aucune porte. « La France, l’Angleterre, la Chine, le Japon, peu importe, poursuit-il. On verra. Je peux aller partout du moment que le challenge sportif et financier est correct. » Le message n’a sans doute pas échappé aux nombreux observateurs de cette 28e Coupe d’Afrique.

Alexandre Jaquin avec Samuel Ollivier, à Libreville