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Indomptables, les Pharaons ?

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Le Cameroun et l'Egypte s'affrontent lundi (17h) dans un quart de finale explosif, remake de la finale 2008. Chahutés au premier tour, les Lions Indomptables vont devoir hausser sensiblement leur niveau de jeu pour déboulonner les Pharaons, doubles tenants du titre, qui misent tout sur la CAN.

« Il est grand temps de les battre ! » Sitôt la qualification acquise dans la douleur contre la Tunisie (2-2) jeudi, Samuel Eto'o se tournait avec envie vers le quart de finale XXL qui attend le Cameroun face à l'Egypte, ce lundi à Benguela. « Il y a deux ans, ils nous ont battus deux fois, en match de poule (2-4) puis en finale (0-1), rappelle le capitaine camerounais. Il faut bien se préparer, car nous sommes bien placés pour savoir que c'est une grande nation du football. »

A cette double défaite, s'ajoute la grande cicatrice d'octobre 2005. Hors course pour la qualification, les Pharaons avaient privé les Lions Indomptables de la Coupe du monde 2006 en arrachant un nul à Yaoundé (1-1). Le penalty manqué à la dernière minute par Pierre Womé avait plongé tout un pays dans le désarroi et envoyé la Côte d'Ivoire en Allemagne. Une mésaventure en partie gommée par l'obtention d'un billet pour le prochain rendez-vous mondial en Afrique du Sud. Mais comme lors des éliminatoires, le Cameroun n'a montré son meilleur visage que par intermittence depuis le début de la CAN.

Le Guen : « On va être meilleur que durant la première phase »

Battus d'entrée par le Gabon (0-1), les Camerounais ont eu toutes les peines du monde à arracher une victoire contre la Zambie (3-2) puis un nul étriqué face aux Tunisiens (2-2). Une qualification tirée par les cheveux quand, dans le même temps, l'Egypte se baladait en remportant ses trois matchs par deux buts d'écart. La force collective des doubles tenants du titre impressionne tout le monde en Angola. A peine deux mois après l'énorme déception de Khartoum, où l'Algérie a ôté à toute une génération de trentenaires ses derniers espoirs de jouer une Coupe du monde, les Egyptiens se sont remobilisés autour de l'objectif « triplé historique ». La maturité et l'homogénéité du groupe d'Hassan Shehata sont telles qu'on en a oublié l'absence de ses leurs leaders offensifs habituels, Abou Treika et Amr Zaki. Sans parler du banni Mido...

Malgré toutes ses forces vives, le Cameroun court toujours après sa cohésion. « Les conditions sont extrêmement difficiles ici pour faire du beau jeu. On a quand même l'ambition d'aller plus loin. Ça va être très dur, mais je pense qu'on va être meilleur lundi que durant la première phase », assure son sélectionneur Paul Le Guen, qui s'est attiré les foudres de la presse camerounaise en changeant cinq joueurs entre la Zambie et la Tunisie. « J'ai ainsi pu voir différents joueurs. Ça me permet de faire avancer l'équipe », plaide-t-il. Le grand examen de lundi n'offrira pas de séance de rattrapage.

S.C. avec J.S.