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Le Maroc prend la porte

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Grâce à un but inscrit à la 97e, point d’orgue d’un final totalement ébouriffant, le Gabon a arraché vendredi soir une victoire 3-2 face au Maroc et s’est qualifié pour les quarts de finale de la CAN. Avec cette deuxième défaite, les Lions de l’Atlas sont éliminés.

Le cœur des 40 000 supporters du stade de l'Amitié de Libreville a frôlé l’apoplexie aux alentours de 21h45 vendredi soir. La transe, le public gabonais l’a effleurée à un quart d’heure du terme de la rencontre face au Maroc. Menées depuis la 25e et l’ouverture du score de Kharja d’une belle frappe croisée, les Panthères recollent d’abord sur une reprise d’Aubameyang. Deux minutes plus tard, le même Aubameyang s’élance côté droit et sert Cousin dont le tir prend Lamyaghari à contre-pied. Le stade exulte et porte son équipe, toute proche d’inscrire un troisième but sur une reprise de Madinda (86e). La rencontre bascule alors dans la folie. Les Lions de l’Atlas héritent d’un penalty à la dernière minute. Kharja transforme, avant que l’arbitre assistant n’affiche six minutes de temps additionnel. L’odeur du KO s’abat sur le terrain. Et c’est le Gabonais Mbanangoye qui libère tout un peuple d’une superbe frappe dans la lucarne… à la 7e minute du temps additionnel !

M.Hadji : « Une élimination impensable »

Ce Gabon renversant se qualifie pour la deuxième fois de son histoire pour les quarts de finale de la compétition, après 1996. La joie de la sélection hôte tranchait singulièrement avec la triste sortie de route des Lions de l’Atlas venus à Libreville en conquérants. Battus deux fois en deux matches, le Maroc, malgré la finesse de Belhanda, ne verra pas le grand huit africain. Invité de l’After sur RMC, la légende du foot marocain Mustapha Hadji, Ballon d’Or africain en 1998, dressait un premier bilan sans concession : « Cette élimination, c’était impensable. Contre la Tunisie (1-2), on a peut-être pris le match trop à la légère. Ce match était capital. C’était très délicat de battre le Gabon à domicile. La motivation était là, mais c’était trop tard. » La bande de Gernot Rohr espère quant à elle que cette victoire n’est qu’un début…