RMC Sport

Le Togo privé des deux prochaines CAN !

La sélection togolaise s'est vue privée ce samedi des deux prochaines éditions de la CAN

La sélection togolaise s'est vue privée ce samedi des deux prochaines éditions de la CAN - -

« En raison d’interférences gouvernementales », le Togo est suspendu pour les deux prochaines Coupes d’Afrique des Nations, a annoncé samedi Issa Hayatou, le président de la CAF à nos confrères de l’AFP.

La nouvelle va faire l’effet d’une bombe. Victime d’une attaque à l’arme lourde lors de leur arrivée à Cabinda, la sélection togolaise s’était, après les décès d’Abalo Amelete, de l’attachée de presse Staniclas Ocloo et sur demande de leur gouvernement, retirée de la compétition. A l’époque, la CAF avait assuré qu’il n’y aurait pas de sanctions à l’encontre des Eperviers, sanction en principe prévues en cas de forfait. « Si vous choisissez de quitter la compétition, nous comprendrons votre décision et nous l'accepterons », avait notamment déclaré Issa Hayatou, le président de la CAF. Ce samedi, le discours a changé. « Le comité exécutif vient de suspendre le Togo pour deux Coupes d'Afrique des nations, a déclaré ce dernier à l'AFP. C'est une sanction réglementaire. »

« J'ai dit aux joueurs qu'on comprendrait leur position, a poursuivi Hayatou. Nous leur avons demandé de bien vouloir rester, mais que s'ils partaient, on prendrait acte, et on comprendrait bien leur position. Et les joueurs ont dit qu'ils restaient. Jusque-là, on était en harmonie. Mais quand il y a interférence politique, on ne peut pas l'accepter. C'est exactement comme le cas du Nigeria en 1996 quand les autorités politiques avaient retiré l'équipe nationale. C'était une interférence politique et nous avions sanctionné l'équipe nationale du Nigeria pour deux éditions conformément à l'article 78 de nos règlements. Il n'y a pas de circonstance exceptionnelles à partir du moment où ce sont les autorités politiques qui les ont retirées, a-t-il encore dit. Si les joueurs togolais avaient décidé de partir, devant cette émotion, devant cette peine, on aurait compris. »

La rédaction