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Rohr-Cobos : « Faire quelque chose de grand avec le Gabon »

Gernot Rohr aux commandes

Gernot Rohr aux commandes - -

Complices depuis leur rencontre à Nice il y a dix ans, Gernot Rohr, le sélectionneur gabonais, et son adjoint, José Cobos, ont emmené le pays hôte de la CAN 2012 en quart de finale. Un exploit qui en appelle peut-être d’autres.

Avez-vous l’impression que le Gabon est entré dans une nouvelle ère depuis que vous avez décroché votre ticket pour les quarts de finale de la CAN ?

José Cobos : On entre dans l’histoire du football gabonais. C’est la deuxième fois que ce pays accède à ce stade de la compétition (ndlr : la première était en 1996). Vendredi face au Maroc (3-2), le dénouement nous a laissé de fortes émotions. Mais le chemin est encore long avant d’arriver en demi-finale.

Gernot Rohr : Pour entrer dans l’histoire, il faut faire mieux que ce qui a été fait avant. On aimerait terminer premier du groupe. Cela nous permettrait de rester dans le pays. Accéder aux demi-finales serait historique. Le ministre des Sports et le président de la Fédération m’ont confié cette mission.

Gernot, pourquoi avoir choisi José Cobos comme adjoint ?

G.R. : A Nice, je pensais déjà que José avait le profil pour être entraîneur. On avait envisagé cela à Nice mais ça n’a pas pu se faire malheureusement. Il était naturel de se retrouver plus tard.

José, serez-vous entraîneur principal un jour ?

J.C. : Pour l’instant, je ne pose pas cette question. Je vis cette aventure à fond. J’ai beaucoup d’appels d’amis et de la famille pour me dire de reprendre un club en France. Mais je suis bien au Gabon. Avec Gernot, on a envie de faire quelque chose de grand avec le Gabon. Je ne pense pas à l’avenir.

Comment vivez-vous l’engouement populaire ?

G.R. : C’est fantastique ! Il y a des images qu’on gardera à jamais dans nos têtes. Ces gens-là ont la faculté de s’extérioriser beaucoup que les Européens. Leur joie est naturelle, parfois enfantine. Ça fait plaisir à voir.

Le Gabon peut-il aller au bout ?

J.C. : Il faut être objectif : accéder aux quarts de finale avec un effectif dans lequel il n’y a que quatre joueurs de L1, c’est déjà bien. La demi-finale, ce serait la cerise sur le gâteau.
G.R. : On retrouvé l’état d’esprit qu’on avait à Nice avec les Aiglons. En 2002-03, on avait l’équipe la plus motivée. On avait une équipe de combattants. Ici, les joueurs sont aussi soudés, très combatifs et ils pratiquent un bon football.

Recueilli par S.O à Libreville