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Tiéné : « Au PSG, les week-ends sont pénibles »

Siaka Tiéné

Siaka Tiéné - -

Avec la Côte d’Ivoire, qui affrontera la Tunisie à la CAN 2013 ce samedi (16h), Siaka Tiéné retrouve un temps de jeu dont il ne bénéfice pas au PSG. A 30 ans, le latéral gauche espère que sa situation se débloquera avant la fin du mercato.

Siaka, cette Coupe d’Afrique des Nations est l’occasion pour vous de retrouver la compétition…

Exactement. Avec Paris, je n’ai pas eu le temps de jeu que je voulais (aucune apparition en Ligue 1 cette saison, ndlr). Avec la sélection et un entraîneur comme Sabri Lamouchi qui me fait confiance, ce n’est que du bonheur. Je ferais tout pour participer à cette merveilleuse aventure.

N’avez-vous pas envie de montrer aux dirigeants parisiens que vous avez le niveau international à travers cette CAN ?

Non, je n’ai rien à prouver à qui que ce soit. Je connais mes qualités et eux aussi. Actuellement, je suis concentré sur ma CAN et le plus important pour moi est de finir avec le trophée de champion d’Afrique.

Avez-vous le sentiment que les joueurs recrutés par le PSG avant l’arrivée des Qataris sont moins considérés ?

Non, je ne vais pas trop rentrer dans ce sujet-là. Pour ma part, c’est vrai que je joue moins depuis l’arrivée des Qataris, ce que je déplore. Je suis arrivé à Paris pour jouer et j’ai manifesté mon mécontentement lors d’une interview. Après, je ne veux pas rentrer dans cette polémique.

On imagine que vous avez été touché par la disparition de Nick Broad…

Oui. Tout d’abord, je présente mes condoléances à sa famille. C’est un triste moment. Nick était un super mec. Il n’y avait aucune histoire avec lui. Il était toujours là à nous donner des consignes sur la nutrition. C’est Sakho qui m’a appris la nouvelle. J’étais abattu.

Comment s’annonce votre avenir, à quelques jours de la fin du mercato ?

C’est vrai qu’il ne reste que quelques jours, mais pour l’instant, je reste concentré sur ma CAN et on verra après. Il y a mes agents qui s’occupent de ça, on verra bien.

Cette saison au PSG est quand même longue et difficile pour vous…

Oui, forcément, elle est super longue. Les week-ends sont pénibles pour moi. La semaine, ça va, on s’entraîne. Tu te lâches, tu te défonces. Et dès que le week-end arrive, on te met de côté, c’est… Après, Carlo Ancelotti fait ses choix. Je n’ai jamais été dans son bureau pour lui demander pourquoi il ne me faisait pas jouer, parce que je suis un gagneur et un battant. J’accepte donc ses décisions.

Un mot sur Zlatan Ibrahimovic. C’est un bonheur de côtoyer un tel joueur ?

Oui, c’est un super joueur. Je m’entends super bien avec lui d’ailleurs. Il donne cet air de méchant alors que derrière ça, c’est un super mec. Il a beaucoup d’humour. Il me taquine souvent, on se chambre. Il m’appelle « african brother» ou « Kunta Kinte » (personnage de Racines, d'Alex Haley). On rigole bien, c’est un super mec.

Entre Zlatan Ibrahimovic et Didier Drogba, quel est votre choix ?

On ne va pas les comparer. Didier, je le côtoie depuis longtemps, je fais tout avec lui. « Ibra », je ne le vois qu’à l’entrainement. Mais footballistiquement, on ne peut pas les comparer, ce sont deux talents différents. Après, ce sont tous les deux des gagneurs. Ils poussent leur équipe, l’encouragent, et donnent envie à leurs partenaires d’aller de l’avant.

Propos recueillis par Nicolas Jamain à Rustenburg (Afrique du Sud)