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Bourg-Péronnas, c’est sensass !

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Quatorze ans après son épopée en Coupe de France (élimination en quarts), le club amateur de l’Ain (CFA) a réalisé l’exploit d’éliminer l’AC Ajaccio (3-2, a.p.), club de L1, en 16e de finale.

D’habitude, lorsqu’une équipe de CFA se fait rejoindre au tableau d’affichage à la 94e minute par une écurie de Ligue 1, la prolongation est quasiment pliée d’avance. Ce samedi, au stade Marcel-Verchère de Bourg-en-Bresse, le club de Bourg-Péronnas, vainqueur d’AC Ajaccio (3-2), n’a pas accepté un tel scenario.
Juste après un but corse signé Mehdi Mostefa marqué après quatre minutes dans le temps additionnel (2-2), Henri Della Magiore, l’entraîneur du club bressan, a pourtant vu ses joueurs abattus. « Ils sont arrivés la tête dans le sac, raconte le coach amateur. Je leur ai dit qu’il n’y avait plus d’écart de niveau. Au vu de l’état du terrain, techniquement, plus rien n’allait se passer. Ça allait se jouer surtout dans les têtes. Ma mère suit l’équipe depuis quatre ans. Aujourd’hui, elle a eu un empêchement. Je voulais absolument me qualifier pour qu’elle voie le prochain tour. » Coup double ! Son discours a porté ses fruits et sa mère assistera bien à un autre match de prestige de Bourg-Péronnas en 8e de finale de la Coupe de France.

Le capitaine ne tenait plus debout !

Grâce à un but de Tavarès (104e), l’équipe classée deuxième de son groupe en CFA derrière la réserve de l’OL, accède à la gloire. Comme en 1998, lorsqu’elle se hissa jusqu’en quarts (défaite 1-0 contre… Lyon). « Je n’ai pas de mots pour exprimer ce que je ressens, s’enflamme Soulimane Benchaïb, auteur des deux premiers buts. C’est un truc de folie ! » Sylvain Bailly, le capitaine bressan, se souviendra longtemps de cette rencontre : « Dans la prolongation, je ne sais pas comment on s’en sort. Je ne tenais plus debout ! On arrive à marquer. On vit pour ça, c’est énorme. »

Ça l’est beaucoup moins côté corse, même si l’ACA, lanterne rouge du championnat, a d’autre priorité que la Coupe de France : « On n’a jamais brillé en Coupe, ça se confirme encore une fois cette année, tant pis pour nous, soupire Olivier Pantaloni, l’entraîneur ajaccien. Cela ne fait jamais plaisir de perdre. Ce n’est pas ça qui va nous freiner dans notre championnat. Il va falloir digérer. On a les ressources pour le faire, on a vécu des moments beaucoup plus difficiles que celui-là. »