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Coupe de France : Arras ne pense plus qu’à ça

La coupe de France

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Le club d’Arras, 11ème de CFA2, va accueillir le PSG (dimanche à 20h45) à l’occasion des 32es de finale de la Coupe de France. Le match de toute une vie pour des joueurs amateurs qui vivent un vrai rêve éveillé.

Ce week-end, la Coupe de France passe à la vitesse supérieure. Les « gros bras » de la Ligue 1 font leur entrée dans cette doyenne des compétitions, qui fleure bon l’exploit et la légende. Hasard du tirage au sort, le match des extrêmes prendra cette année encore un peu plus d’épaisseur. L’ogre parisien, son effectif pléthorique et ses moyens démentiels prendront, dimanche, la route d’Arras, modeste relégable de CFA2. Dans ce contexte, difficile d’échapper à ce parallèle entre David qui va défier Goliath.

Difficile aussi de ne pas prêter attention à cette petite étincelle qui brille dans les yeux des joueurs nordistes quand on évoque le simple nom du PSG. Ils en sourient, détournent un peu la question, plaisantent. Mais au fond, l’excitation est palpable. A l’image de Sylvain Willot, l’attaquant d’Arras : « C’est un rêve qui se réalise, surtout que je n’ai jamais joué contre une équipe de Ligue 1. Tirer le grand PSG, c’est formidable. C’est la folie. A l’université, je vois des gens que je ne connais pas qui me demandent si c’est moi qui vais jouer contre le PSG. Sur Facebook, on est limite harcelés ! Tout le monde vient nous parler. C’est vraiment la folie. »

Définitivement enthousiaste, le président d’Arras, Jacques Boulnois, n’en reviens toujours pas. « Si on m’avait dit que j’allais rencontrer le PSG en 32e de finale de la Coupe de France et que j’aurais des contacts nourris avec Leonardo sur le sujet, je n’y aurais pas cru. Heureusement que j’étais assis, je ne suis pas tombé de ma chaise. C’est un grand moment pour nous et pour le club. »

Croire en l’exploit malgré tout

Mais attention, le petit poucet arrageois compte vendre chèrement sa peau. Et malgré la délocalisation d’Arras vers Calais (le stade Degouve n’a pas été homologué), les joueurs pourront compter sur 12 432 supporters exactement, totalement dévoués à la cause nordiste.

« Au travail, c’est la folie, raconte le latéral Tony Kociszewski. Je ne peux pas me concentrer sur mon travail deux minutes parce qu’il y a tout le temps quelqu’un qui vient me parler et qui me dit : ‘’Alors, Zlatan ?’’ ou ‘’Comment va Zlatan la vedette’’. Même mon directeur commercial m’a demandé s’il pouvait encore me tutoyer ou s’il devait me vouvoyer, parce que je suis passé dans une autre cour ! » Une pression populaire incessante et quotidienne.

Mais Kociszewski et ses acolytes joueront le jeu à fond, avec la ferme intention de créer LA sensation de ces 32es de finale. Et d’annoncer, le plus sérieusement du monde : « C’est quand on les battra le 6 janvier qu’on aura changé de dimension ».