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Coupe de France: malgré un but gag, l'OM sort Trélissac... aux tirs au but

Pas franchement aidé par un but encaissé après seulement 19 secondes de jeu, contraint d'aller en prolongation à dix contre onze, l'OM a tout de même sorti les Périgourdins de Trélissac (N2) ce dimanche en 32es de finale de la Coupe de France (1-1, 4 tab à 2), s'évitant ainsi une petite humiliation.

Les supporters de l'OM le savent: les 32es de finale de Coupe de France au début du mois de janvier, pour digérer les fêtes, sont rarement des parties de plaisir pour leur équipe... Et ce dimanche, la nouvelle édition n'a pas échappé à la règle. En déplacement à Limoges pour affronter Trélissac, pensionnaire de National 2, Marseille s'est encore, et longtemps, fait peur. Mais contrairement à l'an passé, et à la désillusion face à une autre N2, le désormais célèbre Andrézieux-Bouthéon (2-0), l'actuel deuxième de Ligue 1 a péniblement fait respecter la hiérarchie, pour débuter 2020 par une qualification aux tirs au but (1-1, 4 tab à 2).

Pour cela, il a fallu aux Marseillais se coltiner plus de 120 minutes de jeu, il leur a fallu jouer à dix contre onze pendant une demi-heure après l'expulsion de Sakai (90e), et - dernier ingrédient du traquenard - refaire leur retard après un but gag encaissé... à la 19e seconde.

Pelé s'est bien rattrapé

Sur le coup d'envoi du match, à la suite d'une remise en retrait très joueuse de Bouna Sarr, Yohann Pelé, titularisé à la place de Steve Mandanda, a en effet vu son dégagement être contré des fesses par Abdoulaye Diaby. Et finir au fond de ses filets (1-0), sous les yeux incrédules du public du stade de Beaublanc. De quoi donner la température...

Car si l'OM, emmené par un bon Dimitri Payet, a vite égalisé sur un joli lob du Réunionnais (1-1, 20e) et a poussé Thomas Navaux, le gardien du TFC, à quelques parades en fin de première période, il s'est ensuite endormi. Malgré une large possession, il ne s'est quasiment procuré aucune occasion sérieuse au retour des vestiaires, et a peu à peu laissé Trélissac prendre confiance, encore plus avec les deux cartons jaunes de Sakai, coup sur coup, en toute fin de temps réglementaire.

En infériorité numérique, les hommes de Villas-Boas ont donc dû gérer comme ils le pouvaient la prolongation. Et auraient pu s'imposer si Aguad n'avait pas repoussé juste devant son but une nouvelle frappe de Payet (116e). Mais il était écrit que rien ne leur serait offert ce dimanche. Et c'est donc aux tirs au but, après deux belles parades de l'Albatros Pelé, que l'OM a décroché sa qualif. Le retour en Provence sera un peu moins douloureux.

CC