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Coupe de France : Quevilly en vieil habitué

Encore un exploit en Coupe pour l'US Quevilly !

Encore un exploit en Coupe pour l'US Quevilly ! - DR

Demi-finaliste en 2010, finaliste en 2012, l’US Quevilly poursuit sa belle histoire avec la Coupe de France. Le club de CFA a sorti Orléans, pensionnaire de Ligue 2, ce samedi à l’issue de la séance de tirs au but (3-3, 5 t.a.b. à 3) et se qualifie pour les 16es de finale.

Ils ont pris un abonnement. Une carte de fidélité aux exploits et aux parcours inattendus en Coupe de France. L’US Quevilly, c’est le Petit Poucet qui dévore l’ogre. Mais plusieurs fois. Il y a maintenant près de cent ans, avant l’ère du professionnalisme en France, il y avait eu la finale de 1927. Plus tard, il y eut aussi la demie de 1968, alors une première pour un club amateur depuis l’avènement du professionnalisme. Dans un passé récent, il y en a encore deux autres. La demie de 2010, alors que le club est en CFA. La finale de 2012, surtout, perdue contre Lyon (1-0) alors que Quevilly évolue en National. Et maintenant 2015 ?

Si le club haut-normand a encore plusieurs marches à franchir avant de retrouver de tels sommets, sa qualification devant Orléans (club de Ligue 2), ce samedi en 32es de finale, à l’issue de la séance de tirs au but, offre à Quevilly les premiers pas d’une nouvelle danse avec dame Coupe. Dans la période de l’après-guerre, il s’agit de la… 14e équipe de l’élite ou de son antichambre à tomber devant Quevilly (qui n’a jamais atteint mieux que le troisième échelon national) en Coupe de France !

« Les joueurs ont l’habitude de dire que quand ils arrivent à Quevilly, on leur parle beaucoup de la Coupe de France, explique Michel Mallet, le président du club. Il y a des photos dans les couloirs. On a fait quelques beaux parcours et ça a laissé des traces positives. Ecrire ces histoires est extraordinaire. On fait parler de Quevilly dans la France entière et on fait honneur au football comme à la Coupe. Pour nous, c’est un plaisir énorme. C’est la folie. On est très, très heureux, d’autant plus que le scénario a été extraordinaire. » Car qu’il fut difficile à aller chercher, cet exploit… On croyait pourtant l’USQ partie dans une véritable démonstration. Au bout de 20 minutes de jeu, les locaux, irrésistibles, sont déjà détachés au tableau d’affichage : 3-0 avec des buts de Géran (1ere, 21e) et Sarr (14e). Mais Orléans ne s’avouera pas vaincu pour autant.

« Qui souhaite-t-on rencontrer ? Tout le monde et personne »

En marquant juste avant le retour aux vestiaires, grâce à Louisy Daniel (45e + 2), l’actuel treizième du classement de L2 retrouvait confiance. Deux nouveaux buts peu après l’heure de jeu, le doublé pour Louisy Daniel (62e) et une réalisation signée Puyo (66e), écrivaient le scénario d’un retournement de situation fatal. C’était oublier un peu vite le courage de Quevilly. Cette faculté à croire aux exploits conjuguée à la volonté de ne rien lâcher. Dominés, les Hauts-Normands tiennent.

La prolongation ne change rien. Et le raté de Tomas, premier tireur orléanais, va offrir la qualification à un Quevilly qui n’aura pas manqué un seul de ses cinq tirs au but de la séance. Avec, cerise sur le gâteau, un dernier tir en… panenka pour Sarr ! Le tout devant le public en délire du stade Amable-Lozai. « Il y a des matches qu’il faut savoir délocaliser et d’autres où il faut savoir gagner un peu moins mais se donner le maximum de chances de passer, juge Michel Mallet. Avec cette qualification, on rattrape tout ce qu’on aurait éventuellement pu gagner en délocalisant ce match. »

Les joueurs vont aussi avoir droit à leur petit extra. « Le montant de la prime n’est pas important, quelque chose comme 400 euros, annonce le président du club. Ce qui leur importe, c’est vraiment de défendre le maillot. Quand on voit comment ils se sont arrachés jusqu’au bout pour aller chercher cette qualification… » Et maintenant ? Qui pour le prochain défi ? « Qui souhaite-t-on rencontrer au tour suivant ? Tout le monde et personne, répond Michel Mallet. On peut vouloir un gros pour faire du public ou un petit pour passer un tour supplémentaire. On va attendre ce tirage avec humilité et sérénité. » Celle des vieux briscards des exploits en Coupe.

Concarneau l'a fait aussi

Quevilly n’est pas la seule équipe de CFA à avoir sorti une Ligue 2 ce samedi, en 32e de finale de la Coupe de France, puisque Concarneau a aussi chamboulé la hiérarchie en s’offrant Niort (1-0). C’est Koré qui a inscrit l’unique but de la rencontre à la 28e minute.