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Giroud repart pour un Tours

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Décisif à la pointe de l’attaque montpelliéraine, l’attaquant international revient ce lundi (20h30) dans la ville où il a explosé chez les pros. Ses anciens dirigeants et coéquipiers tourangeaux sont toujours sous le charme avant les retrouvailles en 16e de finale de la Coupe de France.

Chambérien de naissance, c’est à Tours qu’Olivier Giroud (25 ans) est véritablement né au football. Débarqué en Indre-et-Loire à l’orée de la saison 2008-09, l’attaquant y restera deux ans, empochant les titres de meilleur joueur et meilleur buteur de Ligue 2 (21 buts) au terme de l’exercice 2010. L’histoire est en marche et le crack en devenir choisit alors Montpellier pour découvrir la Ligue 1.

Aujourd’hui nanti de deux sélections en bleu, Giroud n’a pas oublié. « J’ai laissé beaucoup de bons souvenirs, raconte le buteur. Je vais retrouver des gens avec qui je suis encore en contact. » Un an et demi après son départ, l’homme aux 14 buts en Ligue 1 cette saison promet de belles retrouvailles avec ses anciens supporters : « Je n’avais pas pu communier véritablement avec le public avant de partir. J’espère un accueil chaleureux. »

Cétout : « Un gars super cool »

Ce lundi sur le terrain, ses anciens coéquipiers redouteront ce « très bon joueur, grand, puissant, aux enchainements très rapides » comme le décrit son pote Jérémy Sopalski, gardien remplaçant du club tourangeau. Et s’ils manqueraient presque de superlatifs pour qualifier le joueur, une pluie de compliments s’abat au souvenir de l’homme. « C’est un gars super cool, super ouvert, il parlait souvent avec les supporters », témoigne le défenseur Julien Cétout. Et le manager Max Marty d’ajouter au dithyrambe : « Il est sympa avec les gens, beau gosse, il ne joue pas que pour l’argent. C’est quelqu’un qu’il faut mettre en avant aujourd’hui dans le foot français. Il aime son sport, il n’est pas dans la com’. »

Giroud le Montpelliérain ne bénéficiera d’aucune complaisance sur le terrain. « On l’adorait avant, on l’adorera après, mais pas pendant », prévient un Marty plein de certitudes : « Je ne pense pas qu’il marquera contre nous, parce qu’on le connait bien. Il ne faut pas qu’il croie qu’il va venir ici dans son jardin ! ». Un avertissement empreint de la fierté d’un père pour le chemin parcouru par son rejeton.