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Hoarau écœure Martigues

Guillaume Hoarau

Guillaume Hoarau - -

Malgré l’engagement physique des Provençaux vite réduits à dix, les Parisiens ont pu compter sur Guillaume Hoarau, auteur d’un triplé mercredi soir. Vainqueur (4-1), le PSG peut encore défendre son titre.

En venant à Martigues, soit à quelques kilomètres de l’ennemi marseillais, Paris savait que l’accueil serait musclé. Les hommes d’Antoine Kombouaré n’ont pas été surpris, ce mercredi, sur la pelouse du stade Francis Turcan. Car la rencontre a été engagée entre Martégaux et Parisiens. Les hématomes visibles sur le genou droit de Clément Chantôme, obligé de céder sa place après vingt-cinq minutes de jeu et sur le bassin de Peguy Luyindula en sont les meilleurs exemples.

Malgré l’ouverture du score rapide de Guillaume Hoarau (15e) et l’expulsion de Boubacar Dembelé suite à son agression sur Chantôme (22e), le PSG ne parvient pas à prendre le large en première période. « La hiérarchie a été difficilement respectée, reconnaît Antoine Kombouaré. On pensait avoir fait le plus dur à 1-0 et en nous retrouvant en supériorité numérique. On s'est compliqué la vie. » Biakolo qui égalise sur penalty (45e) et voilà Paris dans le doute. Ou presque. « On savait qu’on aurait un déclic, lâche Mevlüt Erding. Il est venu avec Guillaume. »

« Les Bleus ? J’ai frappé à la porte »

L’international français ne s’est pas fait prier pour donner de l’air aux siens. L’ancien Havrais prend le relais de Luyindula, opportuniste à l’heure de jeu (65e). D’abord, en bonifiant une action initiée par le jeune Neeskens Kebano (18 ans) et relayée par Erding (79e). Puis en parachevant le score d’un joli lob sur Robinet (90e). « Ça fait toujours plaisir de marquer, pour la confiance et pour le bien de l’équipe, savoure l’homme de la soirée. J’ai un peu ‘vendu’ l’équipe en demi-finale de la Coupe de la Ligue (ndlr, contre Montpellier). Je devais me rattraper. »

C’est chose faite. Grâce à son triplé, Hoarau extirpe Paris du piège provençal. Et confirme son goût pour la Coupe de France, lui qui reste sur sept buts lors des quatre dernières rencontres – finale 2010 comprise – disputées par le PSG dans cette compétition. De bon augure avant jeudi et la liste de Laurent Blanc pour France-Brésil ? « J’ai appuyé sur la sonnette-là. Disons que j’ai frappé à la porte », sourit le Réunionnais.

Alix Dulac