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La Coupe, l’acte fondateur d’Evian

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Petit Poucet de la finale de Coupe de France qui l’opposera à Bordeaux, vendredi au Stade de France, le club haut-savoyard vit l’évènement comme une étape capitale, voire comme une nouvelle naissance.

Evian espère faire passer sa saison de mode « difficile » à celui de « superbe ». Tels sont le vœu et les mots de Pascal Dupraz, l’entraineur du club haut-savoyard, qui est à 90 minutes d’un sacre inespéré en Coupe de France, vendredi face à Bordeaux au Stade de France. Sur le banc de l’ETG, il y aura l’enfant du pays, aux commandes de l’équipe de 1991 à 2009, et revenu aux manettes le 3 septembre 2012, alors que Pablo Corréa vient de se faire débarquer. L’épisode offre à Evian son seul titre, depuis son arrivée en L1 en 2011 : celui du premier coach viré de la saison.

Mais un sacre dans l’enceinte dionysienne ferait oublier tous les déboires passés. Plus, ce serait un véritable acte fondateur. « Dans mon petit village de je suis connu comme le loup blanc, et je n’ai jamais entendu autant de personnes qui montaient à Paris ce vendredi, plaisante Dupraz. D’évidence, ils vont au Stade de France… » Son président Patrick Trotignon préfère parler de cap. « Ce n’est peut-être par un acte de naissance, mais on franchit une étape très importante avec cette finale de Coupe de France. Ce qui se passe depuis quelques semaines nous fait gagner au moins une année-lumière. »

« Si on gagne, je peux mourir en paix »

Derrière le quinzième budget de L1 (28 M€) se cache Danone, un géant de l’agroalimentaire, ses eaux d’Evian, qui font face à la petite localité suisse d’Aigle, son président emblématique, Franck Riboud, et son homme de confiance Patrick Trotignon. Depuis que Danone a épongé les 300 000 euros de dette en 2006, et a convaincu de faire notamment entrer Zinédine Zidane et Bixente Lizarazu au capital, la multinationale contribue au budget à hauteur de 3,5 M€ par saison. Surtout, Riboud a réussi à imposer l’ETG à moins de deux heures de Lyon et de Saint-Etienne, les mastodontes rhônalpins.

« Le drapeau de l’ETG est sur les balcons des appartements et des maisons », raconte le défenseur Olivier Sorlin. « Le football se joue partout, dans le désert, au pied des montagnes, applaudit Bertrand laquait, le gardien haut-savoyard. Si on peut continuer à grandir, avec cette Coupe de France, ce serait une étape de plus dans la progression du club. » Dupraz, enfant du pays, entraineur de 1991 à 2005, témoin de toutes les montées, va plus loin, paraphrasant Thierry Roland après le triomphe des Bleus en 1998 : « Si on gagne (vendredi), je peux mourir en paix. »