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Letizi : « On ne peut pas être et avoir été »

Lionel Letizi

Lionel Letizi - -

A bientôt 38 ans, Lionel Letizi vit les derniers moments de sa carrière en jouant les matchs de Coupe. Elle pourrait se prolonger un peu si Nice élimine Lille ce mardi (20h30) en demi-finale de la Coupe de France.

Lionel Letizi, avez-vous réfléchi au fait que ce match contre Lille sera peut-être le dernier de votre carrière ?

Si on se fait éliminer, c’est fini. Je pense que je vais vivre un peu ce que j’ai vécu quand j’ai fait mon dernier match avec le Paris Saint-Germain. C’était la finale de la Coupe de France, contre Marseille (ndlr : 2006). J’étais très, très tendu avant le match. Par contre, à partir du moment où je suis rentré sur le terrain, je me suis régalé. Je pense que je vais le vivre comme ça. Depuis que je suis à Nice, je ressens moins de tension. Ce ne sera pas pareil jusqu’à demain soir (mardi). Je vais être plus tendu que d’habitude. Mais après, pendant le match, je vais me faire plaisir.

Quel regard portez-vous sur votre parcours depuis vos débuts en 1992-93 ?

J’ai fait une belle carrière. Je ne regrette pas grand-chose. Depuis que je suis revenu à Nice, je suis mis vraiment dans l’état d’esprit de quelqu’un qui vient pour aider. Ce que j’ai fait à Nice, je ne l’aurais fait nulle part ailleurs. Ça tombe bien qu’on fasse un beau parcours. C’est une récompense. J’ai senti que physiquement, ça devenait difficile. Je me suis dit que ça serait plus raisonnable d’arrêter maintenant. Je vais avoir 38 ans. C’est par respect aussi par le club. Il faut savoir s’arrêter. Après Montpellier, il m’a fallu trois jours pour récupérer. Après Lyon, c’était pareil, il m’a fallu trois ou quatre jours. J’avais des douleurs partout. A un moment donné, on ne peut pas être et avoir été.

En Angleterre, Edwin van der Sar a prévu d’arrêter lui aussi à la fin de la saison, mais à 40 ans. Il pourrait vous rester encore deux ans…

En Angleterre, c’est différent. Et encore plus pour van der Sar. Il joue à Manchester United. Quand on joue dans cette équipe, on sait qu’il y aura 2-0 à la mi-temps (rires). C’est plus facile pour le gardien, qui n’est pas très sollicité en deuxième période. 

DP à Nice