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OM : Gignac, seule éclaircie au milieu de l’ombre

André-Pierre Gignac, double buteur contre Grenoble

André-Pierre Gignac, double buteur contre Grenoble - AFP

Eliminé par Grenoble en 32es de finale de la Coupe de France au terme d'un match très décevant de ses joueurs (3-3, 5 t.a.b. à 4), Marseille n'aura pu retenir qu'une bonne nouvelle de ce dimanche soir : le retour en forme d’André-Pierre Gignac, double buteur.

On ne sait pas si André-Pierre Gignac a l’habitude de prendre de bonnes résolutions pour la nouvelle année. Mais on peut désormais confirmer une chose : le buteur marseillais a bien digéré les fêtes. Un peu en dedans avant la trêve, avec à peine deux buts depuis fin octobre (neuf matches de championnat) alors qu’il marchait sur l’eau en début de saison (10 buts sur les 10 premières rencontres de Ligue 1), « APG » a semblé avoir retrouvé la forme pour la première apparition de l’OM en 2015.

Si les hommes de Marcelo Bielsa sont sortis du stade des Alpes avec le souvenir d'une prestation indigne de leur rang et d'une élimination en 32es de finale de la Coupe de France contre un club de CFA, la faute à leurs propres manques et à des Isérois incroyables de courage, difficile de tenir rigueur à Gignac – dont la blondeur du bouc a enflammé les réseaux sociaux dans la soirée – pour ce gros raté. Car le garçon, capitaine d’un soir en l’absence de Mandanda, avait tout fait pour lancer ses coéquipiers vers le succès.

Une sortie très (trop ?) prématurée

Il lui aura fallu à peine plus de cinq minutes pour ouvrir le score d’une frappe puissante après un beau travail côté gauche (1-0, 6e). Mourad Nasrallah égalisera quasi dans la foulée (1-1, 10e). Pas de quoi décourager André-Pierre qui en remettait une couche d’un intérieur du pied droit peu après la demi-heure de jeu (2-1, 33e). Mais il faut croire que ses coéquipiers avaient décidé de pourrir la soirée du double buteur. Déjà malmenés en première période, la défense et le gardien (Samba) marseillais craquaient une nouvelle fois au retour des vestiaires et ne pouvaient empêcher Hachi de remettre les deux équipes à égalité (2-2, 48e).

Sous pression, les Grenoblois résistaient tant bien que mal jusqu’à la fin du temps réglementaire, avec quelques interventions décisives du portier Paul Cattier (54e, 78e, 94e) et quelques ratés phocéens (52e, 68e). Gignac, lui, avait laissé sa place à Ayew dès l’heure de jeu. Et à sa grande surprise si l’on en croit son expression faciale sur le moment. A l'issue du match, l'entraîneur phocéen annonçait pourtant que son joueur était touché à l'épaule. Entretemps, Ayew (3-2, 98e) avait semblé faire la différence avant l'inoubliable égalisation signée Bengriba dans les dernières secondes de la prolongation (3-3, 120e). Puis la séance de tirs au but sera fatale aux Marseillais. Bielsa ne va pas avoir aimé, mais alors pas du tout, la performance d’ensemble de ses joueurs. A l'issue de cette désillusion, ses choix vont également être discutés. Mais le technicien argentin aura au moins retrouvé son buteur. C’est toujours ça de pris.

Alexandre Herbinet