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Planus : « On n’est pas tombés si bas que ça »

Marc Planus et les Girondins espèrent rejoindre Evian en finale de Coupe de France

Marc Planus et les Girondins espèrent rejoindre Evian en finale de Coupe de France - -

Après le sacre du Paris Saint-Germain en Ligue 1 ce week-end, place à la Coupe de France. Troyes reçoit Bordeaux ce soir (20h55), pour rejoindre Evian Thonon-Gaillard en finale. La rencontre, initialement prévue le 7 mai, avait été reportée en raison d’intempéries.

Les Girondins de Bordeaux se déplacent à Troyes, ce soir, en demi-finale de Coupe de France (20h55). Bordeaux, à la peine en championnat, veut se relancer et sauver sa saison. Le défenseur bordelais Marc Planus espère remporter la première Coupe de France de sa carrière.

Marc, vous allez disputer la seconde demi-finale de Coupe de France de votre carrière. Cette fois, c’est la bonne ?

J’avais joué une demi-finale en 2003, contre Paris (défaite 2-0). Ludovic Obraniak a eu un parcours similaire : lui l’a jouée à Lille. On a failli passer deux ou trois fois à la trappe contre des Nationales ou des CFA et à chaque fois, il m’a dit : « Tu verras, c’est un signe ». J’espère que le signe sera révélateur et positif.

Craignez-vous cette équipe troyenne ?

J’ai regardé un peu le match Troyes-Paris. Ils les ont quand même bousculés. C’est très indécis en championnat, pour les places européennes comme pour le maintien. Le match de Troyes sera très compliqué.

Bordeaux est à la peine en championnat. Un succès en Coupe de France serait-il une manière d’effacer la crise ?

On n’est pas tombés si bas que ça. Mais c’est sûr que Bordeaux a déjà été plus haut, sur les 4 ou 5 dernières saisons. Je pense que certains clubs ont vécu des crises. Des clubs comme Saint-Etienne, ou d’autres grands clubs français comme Nantes ou Monaco qui eux, par contre, ont eu un passage à vide important.

Êtes-vous inquiet pour Bordeaux ?

Je ne suis pas si inquiet que ça. Ce qu’il se passe à Bordeaux se passera dans d’autres clubs. Le championnat s’appauvrit. L’impact financier des taxes et des impôts va encore l’appauvrir un peu plus. Un avenir européen pour les clubs français va devenir de plus en plus compliqué, y compris pour Bordeaux. Mais en championnat, on a quand même un actionnaire assez fort, capable de garder un train de vie nous permettant d’être dans les cinq premiers. Je pense qu’on a quand même réussi à mesurer et à freiner les temps de crise.

Est-ce l’année ou jamais pour Bordeaux en Coupe de France ?

Disons qu’on a plus de chances que s’il y avait Paris, Marseille, Saint-Etienne ou Lyon. Avec Laurent Blanc, on s’était fait éliminer à domicile par Sedan, en quart de finale (en 2008, aux tirs aux buts, ndlr). Cette Coupe de France est tellement compliquée. On se projette juste sur le match suivant à Troyes. Je suis convaincu qu’on est capable de faire un grand match là-bas pour pouvoir se donner les moyens d’aller au Stade de France. Après, il y aura une finale à jouer. En tout cas, avant il y a une demie et je pense qu’elle va être compliquée.

La Coupe de France, c’est le trophée qui manque à votre palmarès…

C’est sûr qu’on est quelques-uns à avoir gagné la Coupe de la Ligue et le championnat de France. Automatiquement, finir une carrière en se disant qu’on a gagné tous les trophées en France, c’est toujours agréable. C’est une compétition très compliquée parce que les petites équipes sont toujours difficiles à battre. L’atmosphère et le contexte ne sont jamais favorables aux grandes équipes. Aller au Stade de France, ce serait un moment de communion avec nos supporters.

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Propos recueillis par Olivier Schwarz