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Un policier agenais pour arrêter le PSG

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S’ils veulent accéder aux 8e de finale de la Coupe de France ce dimanche après-midi (17h), les Parisiens devront venir à bout des amateurs d’Agen (CFA2) et de Mathieu Casadamont, gardien de la paix le jour… et gardien de but du club lot-et-garonnais.

Nenê et Hoarau s’attaquent à la police ! Opposés au club amateur d’Agen (CFA2) ce dimanche au stade Alfred-Armandie en 16e de finale de la Coupe de France, les flèches parisiennes vont tenter de tromper la vigilance de Mathieu Casadamont, gardien à double casquette. Portier de la formation du Lot-et-Garonne, le joueur âgé de 31 ans est également gardien de la paix à la police municipale d’Agen. « Il existe des points communs entre les deux postes, explique le brigadier. Il faut garder son calme au maximum, être attentif sur tous les mouvements. Cela demande beaucoup de concentration. »

Avant d’entrer dans la police à Marmande en 2000, ce père de deux enfants avait pourtant caressé l’espoir de vivre une carrière professionnelle. Après des essais infructueux à Lens et Toulouse en 1998, il est même tout proche de signer à Libourne, alors en National, lorsqu’une grave blessure au genou fait voler en éclat son rêve de gosse.

Casadamont : « La peur ne fait pas avancer »

Le coup est dur à encaisser, mais Mathieu Casadamont opte pour la police, une profession qui lui offre la possibilité de pratiquer beaucoup de sport. Animateur de cours de self-défense, il est aussi responsable des séances de tirs et à l'initiative de la création d'une salle de musculation au sein même de la police municipale d'Agen. Le sang-froid, il maîtrise. Ça tombe bien car il en aura besoin face aux Parisiens.

D’ailleurs, l’intéressé ne se dit nullement impressionné par Nenê & compagnie : « La peur ne fait pas avancer, assure-t-il. Il faut simplement être deux fois plus attentif pour pouvoir anticiper au maximum. Cela peut se jouer à deux centimètres. Au PSG, on parle beaucoup de Nenê ou Hoarau mais il y a des grands joueurs dans toutes les lignes ! Ce sera dur pour moi, mais aussi pour tous mes coéquipiers. »

En bon capitaine, Mathieu Casadamont a-t-il prévu un discours afin de motiver ses troupes ? « Pas encore, répond-il. Je crois que je vais simplement leur dire que c’est le match de notre vie. Profitons-en au maximum et jouons-le à fond. » Un autre rêve est permis…
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