RMC Sport

Coupe de la Ligue : Saint-Etienne veut corriger l’erreur

Pierre-Emerick Aubameyang

Pierre-Emerick Aubameyang - -

A la recherche d’un titre depuis 32 ans, Saint-Etienne a l’occasion, face à Lille ce mardi (20h55) en demi-finale de la Coupe de la Ligue, de se qualifier pour une première finale depuis 1982. Une longue période de disette vécue comme « une erreur historique » au club.

C’est l’histoire d’un des clubs les plus titrés de France (10 titres de champion, 6 Coupes de France contre 9 titres et 10 Coupes pour Marseille) à la recherche de son glorieux passé. Pour la première fois depuis 1982, Saint-Etienne a l’occasion de retrouver l’ivresse d’une finale, celle de la Coupe de la Ligue. Mais avant de fouler la pelouse du Stade de France pour la seconde fois de son histoire (les Verts ont déjà joué à Saint-Denis face au Red Star en 1999 lors d’un match… de L2, ndlr), l’ASSE va devoir se débarrasser de Lille (20h55), ce mardi soir. « Le fait que ça fasse plus de 30 ans qu’on n’ait pas joué une finale, c’est une erreur de l’histoire du football, lance même Dominique Rocheteau, vice-président du conseil de surveillance et trois fois champion de France avec les Verts dans les années 1970. Je souhaite de tout cœur qu’on aille en finale parce que Saint-Etienne reste un grand club du football français. Trente ans, c’est beaucoup trop long. » 

Même si Geoffroy-Guichard ne fera pas le plein pour cet événement, l’attente du peuple vert est énorme alors que le dernier titre (champion de France) date de 1981. « J’avais 10 ans en 1976 (finale de la feue Coupe d’Europe des clubs champions perdue face au Bayern Munich) et j’ai été bercé par tout ça, se souvient Christophe Galtier, l’entraîneur stéphanois. Mon papa, mes beaux-parents ne parlent que de ça. Donc ce serait un rêve. Le club a un passé magnifique et si on veut avoir toujours autant d’engouement autour de ces couleurs, il faut automatiquement gagner des trophées. Et là, on est à un match d’aller au Stade de France. »

Perrin : « Il y a énormément d’attente »

Pour le moment, les Verts se sont donnés les moyens de croire à un titre en écartant notamment le PSG au tour précédent (0-0, 5 tab 3). Mais la série de six matches consécutifs sans victoire en Ligue 1, les conditions météorologiques difficiles (de la neige est annoncée) et un adversaire coriace (sur les 10 derniers matches face à Lille, Saint-Etienne ne s’est imposé que deux fois) sont autant de freins à tout excès d’enthousiasme. Alors, pour se remobiliser, le groupe s’est regroupé pour « une mise au vert XXL » à Saint-Galmier (Loire). « C’est aussi pour se retrouver entre nous et profiter de ces instants-là parce que ça doit toujours être agréable de préparer ce genre de rendez-vous », explique Galtier.

Un bon moyen aussi de s’éloigner de l’euphorie ambiante qui gagne la ville du Forez. « Il y a énormément d’attente, comme lors des derbys, parce que tous les supporters attendent ça depuis longtemps », témoigne Loïc Perrin, le capitaine des Verts. Car le risque de se voir déjà en finale pèse sur le club de Roland Romeyer, éliminé deux fois à ce stade de la compétition en 2004 (2-3 face à Sochaux alors que les Stéphanois menaient 2-0) et en 2005 (1-0 face à Strasbourg). « On va bien casser cette série, espère Perrin. C’est pour ça qu’il ne faut pas penser à toutes ces années d’échecs et se concentrer sur le match. On ne va pas penser à la finale aujourd’hui alors qu’il nous reste la demi-finale à jouer. » Pour reprendre le cours de l’histoire.

Le titre de l'encadré ici

Brandao, l’homme de la Coupe de la Ligue|||

Pour se qualifier en finale de la compétition, Saint-Etienne pourra compter sur Brandao, particulièrement en réussite en Coupe de la Ligue. L’attaquant brésilien a en effet remporté les trois dernières éditions avec l’Olympique de Marseille. Le joueur de 32 ans a même offert le titre à l’OM la saison passée en inscrivant l’unique but de la finale face à Lyon (1-0) après prolongation (105e). Durant sa carrière, Brandao a inscrit 8 buts en 11 matches disputés en Coupe de la Ligue.

Nicolas Couet avec Edward Jay