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L’OM veut faire bégayer l’histoire

Taye Taiwo et Stéphane Mbia

Taye Taiwo et Stéphane Mbia - -

En 2010, la victoire en finale de la Coupe de la Ligue avait lancé l’OM vers le titre de champion de France. Contre Montpellier, ce samedi (20h45) au Stade de France, les Marseillais chercheront à marcher sur leurs propres pas.

Une petite tendance à l’exagération est prêtée à ce peuple amoureux de son club. Quand, le 27 mars 2010, l’OM a remporté son premier titre depuis 1993, le Vieux-Port était noir de monde le lendemain. Le balcon de la mairie accueillait les héros, les édiles et une foule de photographes. Ce n’était que la Coupe de la Ligue, enlevée aux Bordelais (3-1), mais elle était présentée en grande pompe aux milliers de Marseillais rassemblés sur le quai des Belges. Marseille faisait la fête et ce n’était qu’un aperçu.

Un mois et quelques jours plus tard, l’OM arrosait son neuvième titre national. Ce scénario, Didier Deschamps aimerait le revivre cette année. Au Stade de France, ce samedi (20h45), son OM peut devenir le premier club à s’imposer deux fois de suite dans la compétition. Privé de finale pour cause de blessure en 2010, Benoît Cheyrou est l’un de ceux qui n’ont pas encore épanché leur soif de titres. « C’était assez frustrant pour moi l’an dernier, explique le milieu de terrain marseillais. Surtout que j’ai grandi à cinq minutes du Stade de France. »

Un vent de révolte à Montpellier

Comme Rod Fanni, qui a perdu deux finales à Saint-Denis avec Nice et Rennes, André-Pierre Gignac et André Ayew, qui n’étaient pas là il y a 13 mois, le cadet des frères Cheyrou est impatient de retrouver Montpellier. Un adversaire qui s’est incliné chez lui contre l’OM dimanche dernier (1-2), dans une répétition générale marquée par les expulsions d’Abdel El Kaoutari côté montpelliérain, et Loïc Rémy côté marseillais, qui seront donc en tribunes. Mais les Héraultais jurent avoir tiré les leçons de cet échec. Et n’avoir qu’une envie, rejoindre les vainqueurs de la Coupe de France 1990 dans la mémoire de leur président, Loulou Nicollin.

Il sera là, sur le banc de touche. Aux premières loges pour juger de la capacité de ses hommes (8es de L1) à déjouer les pronostics et à décrocher une qualification pour la Ligue Europa. « La défaite de samedi dernier, au lieu de nous abattre, nous a révoltés », prévient René Girard. Ce souffle sera impératif pour gripper une mécanique marseillaise qui, après sa victoire en 2010, avait aligné huit victoires, un nul et une seule défaite, à Lille, dans un match sans enjeu. A Marseille, un nouveau succès en Coupe de la Ligue n’aura pas la même saveur. Mais son parfum accompagnerait sûrement les sept dernières journées de Ligue 1…

LP avec FG et JL