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Barrages : quel adversaire pour la France ?

Buteur en Estonie pour un succès 2-0, l'attaquant d'Hoffenheim a assuré la place de barragiste de la Bosnie.

Buteur en Estonie pour un succès 2-0, l'attaquant d'Hoffenheim a assuré la place de barragiste de la Bosnie. - -

Son statut de tête de série permettra à la France d’éviter la Russie et le Portugal lors du tirage au sort des barrages, lundi prochain à Zurich. Mais cela ne veut pas dire que la tâche sera aisée. Revue de détail des adversaires possibles des Bleus.

Bosnie : attention, danger !
S’ils n’ont jamais participé à une Coupe du monde (ou un Euro) sous l’appellation de Bosnie, les hommes de Miroslav Blazevic, l’ancien sélectionneur de Croatie et entraineur du FC Nantes, ont de sérieux arguments à faire valoir. Le duo Dzeko-Ibisevic pèse 52 buts en Bundelisga depuis 14 mois ! Plaque tournante de Wolfsburg, Misimovic assume un rôle identique au sein d’une sélection qui compte deux connaissances du championnat français : Pjanic, à l’influence grandissante dans l’entrejeu lyonnais, et la révélation défensive du début de saison en L1, le Montpelliérain Spahic. Demi-finaliste du dernier Euro, la Turquie n’a pas résisté à l’ascension d’une formation qui peut en contrarier beaucoup. Le piège par excellence.

Ukraine : gare au coup de froid
Les Ukrainiens ont quasiment assuré leur place de barragiste en stoppant samedi la série de huit victoires consécutives de l’Angleterre, déjà qualifiée (1-0). Emmenés par le vieillissant mais inamovible Chevchenko, les coorganisateurs du prochain Euro s’appuient également sur des valeurs sûres comme Voronin, Tymoschuk ou le nouveau défenseur du FC Barcelone Chygrynskiy. Et un voyage à Kiev en novembre n’est jamais une partie de plaisir, même si les Bleus gardent un bon souvenir des éliminatoires de l’Euro 2008 (2-0 au Stade de France, 2-2 en Ukraine). Le gros morceau, sur le papier.

Eire : comme d’habitude
Barragiste sans avoir perdu le moindre match dans son groupe de qualification, l’Irlande a longtemps inquiété le tenant du titre italien. Mais les O’Shea, Keane ou Given n’ont plus de secret pour les Bleus, qui les ont affrontés lors des éliminatoires du Mondial 2006 – remember la frappe enroulée d’Henry à Dublin (1-0) – et qu’ils rencontrent régulièrement en Premier League. Solides mais sans génie, les Verts s’appuient sur un « fighting spirit » à toute épreuve et bénéficient de l’expérience du septuagénaire italien Giovanni Trapattoni. Les 70 000 âmes de Croke Park peuvent aussi en faire dérailler plus d’un... La valeur sûre.

Slovaquie ou Slovénie : les petits poucets
Adversaires théoriquement les plus abordables, la Slovaquie et la Slovénie luttent dans le même groupe. Une phase finale de Coupe du monde serait une première pour les Slovaques, qui avaient l’occasion de valider leur billet samedi soir en prenant un point à domicile face aux… Slovènes. Mais ces derniers, vainqueurs 2-0 à Bratislava avec trois joueurs de L1 (Cesar, Birsa et Jokic), ont tout relancé. D’autant qu’ils se rendront après-demain à San Marin quand les Slovaques seront en Pologne. Quoi qu’il en soit, les Bleus partiraient largement favoris face au 45e ou au 54e du classement FIFA. Le bon plan.

Les autres adversaires possibles : dans l’attente des résultats de la dernière journée des éliminatoires mercredi, la France peut également affronter la Suède, Israël, la République tchèque et… le Portugal. Pour cette dernière solution catastrophe, Andorre devra accrocher l’Ukraine, permettant à la Croatie d’être barragiste et tête de série en cas de succès au Kazakhstan. Très peu probable, donc.

S.C. (RMC Sport)