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Belhadj : « On n’a pas été ridicules »

Nadir Belhadj

Nadir Belhadj - -

Le défenseur de la sélection algérienne dresse le bilan de cette Coupe du monde. Les Fennecs ont été éliminés dès le premier tour, sans avoir marqué le moindre but. Mais pour le latéral de Portsmouth, l’aventure a été enrichissante.

Nadir Belhadj, que retenez-vous de votre première Coupe du monde ?
On a tout donné. On a été solidaires. Pour notre dernier match, on est tombés sur une bonne équipe des Etats-Unis (défaite 1-0). On a fait notre apprentissage. J’espère que ça va nous servir pour la suite. On a rencontré de bonnes équipes. Dans l’ensemble, on a fait une bonne Coupe du monde.

Il vous a manqué les buts…
Oui, c’est vrai. On n’a pas marqué. Mais contre les Etats-Unis, on s’est quand même créé des occasions. Il faut continuer à travailler. On a de bons joueurs. D’autres vont sans doute nous rejoindre. On va se pencher rapidement sur les éliminatoires de la CAN 2012 qui débutent au mois de septembre. J’espère qu’on va se qualifier (L’Algérie figure dans le même groupe que le Maroc, la Tanzanie et la Centrafrique, ndlr).

Avez-vous manqué d’ambition ?
Non, on voulait se qualifier pour le deuxième tour. On est forcément déçus. Sans prétention, on n’aurait pu faire match nul contre la Slovénie (défaite 1-0). En commençant par une défaite, c’était dur. On a quand même réussi à faire un gros match face à l’Angleterre (0-0). Et contre les Etats-Unis, on a fait bonne figure.

Pour vous, c’était un apprentissage ?
Oui, même si on avait envie de gagner et d’atteindre les huitièmes de finale. On avait envie d’y croire. On a des regrets mais on a tout donné. Ça faisait 24 ans qu’on n’avait pas participé à cette Coupe du monde. Tout le monde pensait qu’on allait se prendre 5-0 et rentrer à la maison. Au final, on n’a pas été ridicules.

Un mot sur la débâcle des sélections africaines…
Je suis très déçu pour l’Afrique. Il ne reste que le Ghana. On les soutient. J’espère qu’ils vont aller le plus loin possible. La solidarité africaine existe.

Propos recueillis par Karim Bennani à Pretoria