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Brèves de sélections – Episode 2

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Le football, même s’il n’est pas brésilien ou espagnol, recèle d’histoires cocasses ou croustillantes qui font le sel de ce sport et de la Coupe du monde. Voici les quatre du jour qui concernent le Ghana, le Mexique, l’Angleterre et la Belgique.

Asamoah Gyan tiendra-t-il sa promesse ?

Il n’oubliera jamais. Eté 2010. Quart de finale de la Coupe du monde entre le Ghana et l’Uruguay. Au bout de la prolongation, Luis Suarez se sacrifie pour boxer le ballon de la main sur sa ligne et éviter le but des Black Stars. Derrière, Asamoah Gyan se présente pour le penalty avec l’opportunité de faire de son équipe la première sélection africaine qualifiée pour les demi-finales d’un Mondial. Son tir est repoussé par la barre, plongeant le joueur et le peuple ghanéen dans la détresse. De quoi pousser l’ancien Rennais à faire une promesse à sa mère : ne plus tirer de penalty en sélection nationale.

Depuis, Asamoah a respecté sa parole. Mais sa génitrice a rendu l’âme. Son décès pourrait-il faire infléchir la position du joueur ? « Je lui en ai fait la promesse et je l’ai tenue », rappelle celui qui n’a plus tiré de penalty pour les Black Stars depuis cet épisode en 2010, même à l’occasion d’une demi-finale de CAN 2013 perdue à l’issue d’une séance de tirs au but face au Burkina Faso. Battu 2-1 par les Etats-Unis pour son entrée dans la compétition sans avoir obtenu de penalty, le Ghana n’a pas encore eu l’opportunité de permettre à Asamoah de respecter une nouvelle fois sa promesse lors de cette Coupe du monde.

Quand les Mexicains font la fête avec leurs supporters

Dans la famille des poncifs sur les peuples latinos, la maxime « ils ont le sang chaud » tient bonne place. Il faut dire qu’ils ne font rien pour faire mentir le cliché. Nouvelle preuve devant l’hôtel de l’équipe mexicaine ce dimanche soir. Deux jours après la victoire face au Cameroun (1-0), et deux jours avant le choc face au Brésil, plusieurs centaines de supporters d’El Tri se sont réunis dans la rue face au camp de base de la sélection, dans la station balnéaire de Santos, pour faire la fête et encourager leurs joueurs. Avec notamment des trompettes et un groupe de Mariachi pour mettre l’ambiance.

A la vue de cette célébration impromptue, les joueurs sont apparus à leurs fenêtres pour agiter des T-shirts verts. Avant de descendre sur un petit balcon juste au-dessus de la rue pour poursuivre ce moment très festif avec leurs fans. Un pur instant de communion immortalisé par les joueurs et les supporters sur Twitter et les différents réseaux sociaux.

Madame Rooney n'en fait qu'à sa tête

En Angleterre, on ne rigole pas avec les femmes de footballeurs. Pilier de la presse anglo-saxonne, l’attrait pour les WAGs ne se dément pas outre-Manche. Et souvent, tout cela finit en polémique. Dernier exemple en date avec Coleen Rooney. Avant le Mondial, Roy Hodgson avait été clair : s’il a organisé des places de retrouvailles, le sélectionneur des Three Lions ne souhaitait pas que les femmes des joueurs séjournent au Brésil pendant toute la durée de la compétition. Mais miss Rooney n’en a cure.

La femme de l’attaquant de Manchester United est ainsi arrivée au Brésil en compagnie des deux enfants du couple et de ses parents pour assister au match contre l’Uruguay ce jeudi (21h). Qu’on se rassure, Coleen n’a pas sa chambre réservée dans l’hôtel de la sélection. Mais la jeune femme a déjà prévenu qu’elle resterait au Brésil tant que l’Angleterre ne sera pas éliminée. C’est Hodgson qui doit être content...

Wilmots, couvrez cette chemise que je ne saurais voir...

Rayon tenue de jour de match, les sélectionneurs se révèlent parfois superstitieux. Même T-shirt, même chemise, même survêtement, les exemples de coaches respectant un code vestimentaire similaire à toutes les rencontres sont légion. On espère pour Marc Wilmots qu’une superstition de ce genre ne le concerne pas. Car le sélectionneur belge a eu le droit à une petite surprise au début du match face à l’Algérie ce mardi. Vêtu comme à son habitude d’une chemise blanche et d’un pantalon de costume noir, Wilmots a été sermonné peu après le coup d’envoi par l’Iranien Faghani, quatrième arbitre de la rencontre, qui lui a fait comprendre qu’il devrait rester assis sur son banc s’il… n’enfilait pas de veste !

Pour satisfaire à cette requête, l’ancien international belge a emprunté la veste noire de son « team manager » qu’il a enfilée avec une moue étonnée. L’Algérie évoluant en blanc lors de ce match, le quatrième arbitre a considéré que le blanc de la chemise de Wilmots pouvait gêner le juge de ligne situé face au banc belge dans ses décisions. Vu le résultat final, avec une victoire 2-1 pour la Belgique, peut-être que Wilmots va penser à adopter pour de bon le port de la veste.

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La rédaction