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Ça devient grave…

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L’équipe de France s’est inclinée vendredi soir face à la Chine lors de son dernier match de préparation à la Coupe du monde (0-1). Le couac est autant retentissant qu’alarmant à une semaine de son entrée en lice face à l’Uruguay.

Il y a quatre ans, la France avait dominé la Chine (3-1) juste avant d’entrer en lice en Coupe du monde. Les Bleus avaient perdu en route Djibril Cissé mais avaient atteint la finale du Mondial allemand. Vendredi soir à la Réunion, les protégés de Raymond Domenech n’ont perdu personne en route. Sauf leur honneur. Car c’est avec une défaite face au 84e mondial et un non-qualifié à la Coupe du monde que les Bleus ont quitté la Réunion pour rejoindre l’Afrique du Sud. Une véritable claque.

Les habitudes ont la vie dure et en équipe de France, ces dernières se révèlent particulièrement tenaces. Comme lors de ces quatre derniers matches, face à l’Eire en barrages, l’Espagne, le Costa Rica et la Tunisie, les Bleus ont au moins encaissé un but et ont été menés au score. Cette fois, ce n’est pas la charnière centrale qui a failli mais Hugo Lloris, qui a mal apprécié la trajectoire du coup franc de Deng Zhuoxiang (68e, 0-1). A l’image de leur portier, les protégés de Raymond Domenech n’étaient pas inspirés sur la pelouse du stade Michel-Volnay.

Rien n’a changé depuis Radès

Le onze titularisé vendredi a présenté les mêmes maux que ceux recensés dimanche dernier à Radès. Les Bleus ont affiché un manque criant de liant entre les lignes et un déséquilibre total dans leur secteur offensif. Le jeu tricolore a, une énième fois, penché à gauche, sur Franck Ribéry, seul élément à même de créer le danger. A droite, Sidney Govou n’a pas tenu la comparaison et comme à son habitude, Nicolas Anelka a démontré une fois de plus ses difficultés à s’adapter au poste d’attaquant de pointe.

Sans véritable point de fixation devant, les Bleus ont longtemps dû s’en remettre à des frappes lointaines (Ribéry, 5e, Gourcuff, 31e), excepté le face-à-face perdu par Malouda (2e) et une volée hors-cadre d’Anelka (28e). La révolte bleue est venue des pieds d’Henry (71e), de Diaby (82e) et de Gignac (88e), entrés en seconde période et tous trois malheureux devant Zeng Cheng.

A une semaine de son entrée en lice en Coupe du monde, la France a connu une terrible contre-performance. Son meilleur attaquant vendredi soir était William Gallas, auteur d’un but refusé pour hors-jeu (13e) et toujours présent sur les coups de pieds arrêtés. C’est indéniable, cette équipe de France est encore en jachère. Mais les six jours restant aux Bleus avant leur entrée en lice seront-ils suffisants pour leur permettre d’être à la hauteur de l’événement ? En tout cas, le compte à rebours a déjà commencé.

Alix Dulac