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Coupe du monde 2022: le Qatar encore épinglé pour les conditions des migrants sur les chantiers

Nouvelle polémique sur les chantiers du Mondial 2022

Nouvelle polémique sur les chantiers du Mondial 2022 - Icon Sport

L'ONG Amnesty International a vivement critiqué Qatar ce jeudi en raison du non-paiement de tous les salaires des personne travaillant sur les chantiers liés à la Coupe du monde 2022.

Dans un peu plus de deux ans, la Coupe du monde de football doit être organisée au Qatar à l'automne 2022. Afin d'être prêt pour le jour J, l'état du Golfe a recours à de nombreux salariés venant notamment du Népal, du Sri Lanka ou d'Afrique pour finaliser la construction de stades flambant neuf. Problème, les salaires de ces travailleurs ne seraient toujours pas versés intégralement selon Amnesty International.

"Encore possible d’exploiter les travailleurs au Qatar"

Malgré une première alerte datant de l'été 2019, l'organisation non-gouvernementale assure que près de cent migrants n'auraient toujours pas été payés. Si certains auraient commencé à toucher une partie de leur salaire, cela date seulement de cette semaine suite à une nouvelle intervention d'Amnesty International.

"Cette affaire est la dernière illustration accablante de la facilité avec laquelle il est encore possible d’exploiter les travailleurs au Qatar, même lorsqu'ils construisent l’un des joyaux de la couronne pour la Coupe du monde, a déclaré Steve Cockburn, responsable de l'ONG en charge des questions économiques, cité par le journal britannique The Guardian. Depuis des années, nous exhortons le Qatar à réformer le système, mais il est clair que le changement n’est pas arrivé assez vite. Il ne devrait pas falloir une enquête d'Amnesty pour que les travailleurs soient payés."

La FIFA également ciblée

Déjà critiqué pour les conditions de travail des migrants sur ses chantiers, le Qatar fait également face à des soupçons de corruption concernant l'obtention de l'organisation du Mondial. Mais selon le membre de l'ONG, le gouvernement du pays du Golfe n'est pas seul responsable de la situation actuelle. La FIFA aurait probablement dû intervenir depuis longtemps.

"Si, au cours des dix dernières années, la Fifa avait tenu ses partenaires de la Coupe du monde pour responsables, elle aurait utilisé son influence pour pousser le Qatar à réformer complètement son système, a encore indiqué Steve Cockburn. Nous n’aurions pas à entendre les mêmes histoires de souffrance des travailleurs à seulement deux ans et demi du coup d’envoi."

JGL