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Coupe du monde: La France a moins eu le ballon que l’Arabie Saoudite et a moins couru que 27 équipes

Un rapport technique publié par la Fifa ce mardi dévoile des données plus ou moins étonnantes sur les performances de l’équipe de France cet été en Russie.

Courir peu, mais rapidement

Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Ou plutôt arriver à point. L’équipe de France a fait sien le fameux adage lors de la Coupe du monde 2018. Statistique très étonnante du rapport de la Fifa, elle n’a parcouru que 101 km par match en moyenne, alors que la Serbie, l’équipe la plus généreuse dans l’effort, est à 113 km. Surtout, la France se classe 28e équipe sur 32 dans le classement et devance seulement l’Argentine (100 km), le Nigeria (99 km), le Mexique (99 km) et le Panama (97 km). En y regardant de plus près, les Bleus font mieux lors des courses à haute intensité. Ainsi avec 2 km parcourus à plus de 25km/h par match, elle est dans le ventre mou du classement de cette catégorie (17e). L’effet Mbappé.

Laisser le ballon à l’adversaire

Ce n’est pas une surprise pour une formation qui a basé son succès sur le jeu en contre: l’équipe de France n’a eu la possession du ballon que 48% du temps, loin très loin du leader du classement, l’Espagne (69%). Ce qui est plus étonnant, c’est que les Bleus ne sont que 19e dans ce classement, derrière des équipe comme l’Arabie Saoudite (4e, 58%) ou le Japon (12e, 52%). La France est le seul demi-finaliste à avoir plus laisser le ballon à son adversaire que l’inverse.

Peu de centre...

Avec numéro 9 adroit dans le jeu aérien, Olivier Giroud, on pouvait s’attendre à ce que les hommes de Didier Deschamps s’appuient sur cette force en multipliant les centres. C’est tout le contraire qui s’est passé. Les Bleus n’ont centré que 15 fois en moyenne par match, soit… trois fois moins que l’Allemagne (46)! C’est le quatrième total le plus faible de la compétition après le Panama, la Corée du Nord (13), l’Iran (14), à égalité avec la Tunisie (15).

…mais une efficacité redoutable

Raphaël Varane avait reconnu après la compétition que son équipe avait été clinique, sautant sur chaque opportunité pour punir son adversaire. Les statistiques de la Fifa le confirment: les Bleus ont marqué un but tous les six tirs, deuxième meilleur taux après la Russie (4,5). C’est beaucoup mieux que le cancre de ce classement, l’Allemagne (un but tous les… 36 tirs!). Plus précisément, l’équipe de France s’est montrée particulièrement réalistes en-dehors de la surface de réparation (un but toutes les 9,5 frappes), beaucoup plus que son adversaire en finale, la Croatie (1/54)

TL