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Coupe du monde: le jeu de la Russie contre l'Espagne, une honte ou pas ?

La Russie a réalisé un incroyable exploit en éliminant l’Espagne (1-1, 4-3 tab) en huitième de finale de sa Coupe du monde, ce dimanche. Le style de jeu minimaliste de la Russie a toutefois relancé le débat sur la nature de cette performance. Tous les membres de la Dream Team RMC Sport ne sont pas d’accord.

A des années-lumière de l’ambiance festive qui a embrasé Moscou après l’incroyable succès de la Russie contre l'Espagne ce dimanche en 8e de finale de la Coupe du monde (1-1, 4-3 tab), la performance de la Russie a été décortiquée sur le plateau de BFMTV. Daniel Riolo était particulièrement remonté. "Qui peut apprécier ça ? Qui peut retenir ce football immonde dans l’histoire du football ? Cela n’existe pas", s’est-il emporté, y voyant de la "lâcheté".

Mais contre l’un des favoris de cette Coupe du monde, la Russie avait-elle d’autres choix que celui d'adopter un style minimaliste, en revenant à un 5-3-2 utilisé pendant le mois de mars, contre la France et le Brésil ?

"La Russie est une équipe très, très moyenne"

"La Russie est une équipe très, très moyenne, avec des qualités très, très moyennes. On ne peut pas demander à la Russie de vous dominer un match, de vous enflammer un match, de mettre le pied sur le ballon, de faire des transversales, de faire des coups du sombrero, des coups du foulard", pense Jean-Michel Larqué. Elle s’adapte donc en conséquence et joue sur la qualité de ses quelques éléments les plus talentueux, contraint de se montrer efficace lorsqu'une occasion se présente.

"La question n’est pas d’avoir peur, mais d’être lucide"

"Quand tu tombes contre l’Espagne, il est juste normal et logique que tu utilises une telle tactique puisque tu ne peux pas gagner si tu décides de jouer au football", complète Frank Leboeuf, rejoint dans son analyse par Rolland Courbis.

"L’entraîneur qui ne demande pas à ses joueurs de faire ça est un entraîneur suicidaire. Si je suis l’entraîneur russe et que je rencontre l’Espagne, rien que dans la composition, je suis quand même inquiet. Devant la planète du football et dans mon pays, j’ai peur d’en prendre quatre ou cinq. La question n’est pas d’avoir peur mais d’être lucide."

Pragmatique, Cherchesov, le sélectionneur russe, ne se gênera pas pour recommencer s'il estime que c'est la tactique la plus adaptée pour contrarier la Croatie en quarts de finale. Amoureux du beau jeu, passez votre chemin.

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