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Coupe du monde : les Bleues ne sentent pas encore l’effervescence

Laure Boulleau et Eugenie Le Sommer

Laure Boulleau et Eugenie Le Sommer - AFP

Après avoir dominé l’Angleterre mardi, l’équipe de France féminine de football affrontera la Colombie pour son deuxième match de Coupe du monde ce samedi (19h) à Moncton (Canada). Une ville dans laquelle les Bleues ne risquent pas de s’égarer…

Une Coupe du monde, vraiment ? Après leur victoire face à l’Angleterre (1-0) mardi, les Bleues défieront la Colombie ce samedi (19, heure française) à Moncton. Une ville du sud-est du Canada, dans le Nouveau Brunswick, où il ne faut pas trop compter sur la ferveur environnante pour trouver la motivation. Moncton, ses 70 000 habitants, son fleuve couleur chocolat, ses zones industrielles et commerciales sans âme, ses grands quartiers résidentiels... Et Main Street, la seule rue vraiment animée le soir.

Une atmosphère sans charme ni agitation que doivent appréhender les coéquipières de Laura Georges. « Moncton est une petite ville, donc on ne sent pas encore l’effervescence de la compétition, observe la défenseure des Bleues. En changeant de ville, ce sera peut-être différent. Mais le plus important, c’est le terrain. »

Delannoy : « C’est vrai qu’autour, il n’y a pas grand-chose »

Si l’engouement à Moncton n’est pas comparable à Edmonton, Vancouver ou Montréal, ce n’est pas un problème pour Sabrina Delannoy. « C’est vrai qu’autour, il n’y a pas grand-chose, reconnaît la joueuse de l’équipe de France. Mais ce n’est pas plus mal. Du coup, on ne va pas à droite, à gauche. On reste concentrées sur nos objectifs. Et puis de toute façon, l’adrénaline est là quand on entre sur le terrain. »

Le petit stade de l’université de Moncton (13 000 places) ne donne pas non plus la chair de poule. « Sur le terrain, qu’il y ait un stade plein ou quatre personnes, on ne regarde plus ce qu’il y a autour, confie Elodie Thomis, la joueuse de l’OL. C’est le jeu qui compte. » Et surtout une deuxième victoire face à la Colombie avant de quitter la quiétude de Moncton pour la capitale Ottawa, où les Bleues seront opposées au Mexique lors de leur troisième match de poule mercredi.

la rédaction avec Jérôme Sillon à Moncton