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Dans le vestiaire, une équipe dévastée

L'équipe de France

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Henry en pétard, Domenech aphone, Abidal et Gallas à couteaux tirés… après le désastre de Polokwane, nos révélations au cœur du vestiaire français.

Au Peter Mokaba stadium de Polokwane, le vestiaire français dégage une ambiance de fin de règne. Quelques minutes après le désastre face au Mexique (0-2) qui plombe les chances de qualification françaises pour les 8es de finale de la Coupe du monde, les silences sont lourds et les têtes basses. Personne ne parle. Thierry Henry a la mine des mauvais jours. Il ne comprend toujours pas pourquoi, dans un match aussi brûlant, le sélectionneur ne l’a pas fait entrer. Yoann Gourcuff, sacrifié sur l’autel des desiderata des cadres, se sent trahi. En conférence de presse, il parlera « d’une double déception ».

Submergé par l’émotion, Raymond Domenech est incapable de s’adresser à ses troupes. Il aura pourtant tout cédé à ses cadres. Cela fait plus d’un mois que ces derniers travaillent en sous-marin pour imposer leurs vues. Face au Mexique, à Polokwane, l’équipe alignée est celle que désirait ardemment la majorité des joueurs. Forcément, l’amertume du sélectionneur est à la hauteur du fiasco.

Les joueurs sont aussi terriblement marqués. William Gallas et Eric Abidal ne se regardent pas. Leur entente sur le terrain face au Mexique a été catastrophique. Ces deux-là auront du mal à former une charnière qui fonctionne. Depuis le début de la préparation, le défenseur d’Arsenal s’est isolé. Ses relations avec Lloris, notamment, ne sont pas des plus amicales. Après le nul face à la Tunisie (1-1), il a dit au Lyonnais : « Parle moi uniquement si tu es sûr d’avoir le ballon, sinon je n’aime pas qu’on me parle sur le terrain. » Il y a meilleur moyen pour créer une complicité entre un arrière central et son gardien. Arrivés ce jeudi soir, à Knysna, le staff et les joueurs ne feront pas l’économie d’une explication à cœur ouvert dans les prochaines heures.

En zone mixte, Rafael Marquez est le premier étonné de la performance des Français. « Il y a très longtemps que je n’avais pas vu une équipe de France dans cet état. » Le défenseur mexicain n’a pas dû voir beaucoup de match des Bleus ces derniers temps.

M.A à Johannesburg et M.B à Polokwane