RMC Sport

Déjà la plus belle Coupe du monde de l’Histoire ?

Les Bleus

Les Bleus - -

Avec 94 buts en 32 matches, la Coupe du monde au Brésil n’en finit plus de régaler depuis une dizaine de jours. Au point que pour certains, l’édition 2014 s’annonce d’ores et déjà comme la plus belle depuis sa création.

L’avalanche de buts aura fait taire les premières polémiques sur l’arbitrage. Avec un premier bilan impressionnant de 32 buts en 94 matches, le Mondial 2014 tient toutes ses promesses au pays du football samba. Et s’érige déjà comme l’un des plus riches en termes de spectacle. D’aucuns pensent même qu’il s’agit déjà-là de la plus belle Coupe du monde de l’Histoire. 

 « C’est celle qui a le mieux débuté en tout cas, analyse Jean-Michel Larqué, membre de la Dream Team RMC Sport. Le nombre de buts marqués y est pour beaucoup mais on a effectivement le sentiment d’abord que tout le monde a sa chance dans cette compétition. Que les équipes les plus modestes peuvent créer la surprise. On va dire que même si on est au tiers de la compétition, elle est très très bien née ».

« Le spectacle ? C'est ce qui sauve la Coupe du monde »

Lucas Medeiros Borges, journaliste à ESPN Brésil, confirme que cet enthousiasme général est palpable aussi sur place : « Il y a bonne image aussi au Brésil, il y a beaucoup de problèmes dans le pays mais tout est bon, le spectacle est bon ! ». On ne déplore ainsi que trois scores vierges (Iran-Nigéria, Brésil-Mexique et Japon-Grèce) en 32 rencontres. Patrick Deletroz, qui en est à sa troisième Coupe du monde pour RTS Sport, est convaincu pour sa part que « c’est ce qui sauve la Coupe du monde ». Et d’ajouter : « Pratiquement à chaque match, il se passe quelque chose d’intéressant. J’étais à Espagne-Pays Bas, on s’était dit que c’est LE match de la Coupe du monde, il n’y en aura pas d’autres comme celui-là. Et finalement… ».

Difficile toutefois d’occulter l’extra-sportif et les importantes contestations au Brésil. Vincent de Paul Atangana, de CRTV, la télévision publique camerounaise, trouve ainsi la compétition… « un peu morose » ! Et de s’interroger : « Cela est-il dû au climat social ? En Afrique du Sud, j’ai vécu une très grande fête. Dès l’aéroport quand vous débarquiez à Johannesburg, vous aviez toutes les animations. Ici par exemple, vous ne trouviez même pas les gadgets de la Coupe du monde ! ». Mais pas sûr que les précédentes éditions en Amérique du Sud, celles de 1962 (Chili) et 1978 (Argentine) sous des dictatures, aient été bien plus enviables d’un point de vue social...

A lire aussi : 
-EN IMAGES : Les premières révélations de la Coupe du monde - Pays-Bas-Chili en direct

A.V. avec Rodolphe Massé au Brésil