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Des Bleus en panne

Abreu en duel avec Toulalan et Abidal

Abreu en duel avec Toulalan et Abidal - -

Sans imagination, sans efficacité et abandonnée par ses cadres, l’équipe de France a concédé le nul face à l’Uruguay (0-0), au Cap. La Coupe du monde commence mal.

Comme il y a quatre ans face à la Suisse, en Allemagne, les Bleus ont concédé un triste 0-0 à l’Uruguay lors de leur premier match de la Coupe du monde 2010. C’est le troisième nul vierge d’affilée entre les deux équipes après le Mondial 2002 et le match amical au Stade de France en 2008. Incapable de battre la Celeste, les joueurs de Raymond Domenech se compliquent déjà la tâche d’entrée dans l’optique de la qualification.
Lorsque débute le premier match des Bleus, le nul (1-1) entre l’Afrique du Sud et le Mexique lors du match d’ouverture, est un excellent résultat pour les deux équipes. A condition de gagner. Au moins, les Bleus ne ratent pas leur entame. A l’image de Ribéry qui s’échappe côté gauche et trouve Govou dans l’axe. Mais le Lyonnais ne cadre pas sa reprise (7e). Sans être transcendants, les équipiers d’Evra dominent légèrement la première période. Même si leurs enchaînements ne sont pas réguliers. Mis à part un joli coup franc détourné par Muslera (18e), Yoann Gourcuff a du mal à se situer.
La vraie belle surprise de la soirée, c’est l’émergence d’Abou Diaby. Pour sa première titularisation, le Gunner confirme ses belles entrées en match amical. Sa puissance fait merveille dans l’entrejeu et sa faculté à remonter les ballons rappelle un certain Patrick Vieira. Il ne doit néanmoins de débuter qu’au clash qui a opposé Florent Malouda et Raymond Domenech la veille de la rencontre lors de la mise en place tactique.
Seul problème, mais il est de taille, les cadres bleus ont du mal à s’exprimer. Nicolas Anelka multiplie les mauvais choix, Franck Ribéry brille par sa discrétion et William Gallas n’est pas rassurant dans ses interventions. Le défenseur d’Arsenal souffre mille maux face à Diego Forlan. Dans cette équipe d’Uruguay, largement surcotée, la star de l’Atletico Madrid est le seul à porter le danger dans la défense française. Il se joue notamment de Gallas pour obliger Lloris a une belle parade (16e).

Lodeiro expulsé

Le problème de l’animation offensive reste entier. Sans idée, sans mouvement, les Français ont du mal à se montrer dangereux. Ils tentent de frapper de loin par Gourcuff ou Toulalan. Sans succès. Face à une sélection uruguayenne qui n’a gagné qu’une fois lors de ses quatorze derniers matches de Coupe du monde et qui se contente dès la reprise de s’arc-bouter en défense, les Bleus manquent cruellement d’imagination.
Un tacle violent de Toulalan sur Alvaro Pereira (67e) enflamme les débats. Mais il y a toujours aussi peu d’occasions à se mettre sous la dent, mise à part une belle reprise de Forlan à côté (73e). Les entrées en jeu de Thierry Henry à la place d’Anelka (72e) et de Florent Malouda à la place de Gourcuff (75e) et l’expulsion de Nicolas Lodeiro (81e) provoquent à peine un frémissement. Cela ne sera pas suffisant pour venir à bout de dix Charruas épuisés. Les Bleus devront se montrer plus percutants face au Mexique le 17 juin à Polokwane sous peine de grosse désillusion.

Marc Ambrosiano