RMC Sport

Equipe de France: Le "combat" de Bouhaddi contre les journalistes

Performante depuis le début de la Coupe du monde, notamment face au Brésil en huitièmes (2-1), Sarah Bouhaddi sera à nouveau attendue au tournant ce vendredi face aux Etats-Unis en quarts (21h). Une belle prestation lui permettrait de faire taire les critiques sur son niveau, alors qu'elle estime faire partie des "mal-aimés" comme elle l'a confié à L'Equipe.

Elle semble plus sereine. Parfois critiquée par le passé pour des sautes de concentration et quelques boulettes, Sarah Bouhaddi affiche un bon niveau depuis le début de la Coupe du monde. Elle a notamment brillé dimanche dernier face au Brésil (2-1 après prolongation) en huitièmes de finale, en se montrant très sûre dans ses prises de balle et en réalisant plusieurs parades décisives.

"C'est un combat avec les journalistes"

Il lui faudra à nouveau réaliser un match plein ce vendredi pour aider l’équipe de France à sortir les Etats-Unis (21h) en quarts de finale et ainsi rejoindre le dernier carré de la compétition. Une belle prestation face à la meilleure équipe du monde permettrait à la gardienne de l’OL de gagner encore en confiance, elle qui a parfois l’impression de ne pas être jugée à sa juste valeur. "C’est un combat, avec les journalistes ou avec certaines personnes du public. Mais surtout avec les journalistes parce que ce sont eux qui véhiculent notre image", explique-t-elle dans un entretien à l’Equipe.

"On n’est pas des robots"

"Mes performances vont être très observées, épiées. C’est le métier qui veut ça. Quand on est bien, on est en haut, quand ça ne va pas, on est vite pointé du doigt. Certains sont aimés, d’autres sont mal-aimés. Je fais partie des mal-aimés, je fais avec", poursuit Bouhaddi, qui estime faire "le maximum pour être la meilleure".

"Je suis peut-être le boulet de service, je ne sais pas. Depuis le début de ma carrière on a envie de trouver une autre gardienne qui a envie de prendre ma place. Il y a des hauts et des bas", appuie celle qui évolue à l’OL depuis 2009 et qui connaîtra sa 145e sélection face aux Etats-Unis. Ce qu’elle aimerait, c’est que les gardiennes ne soient plus des cibles faciles. "J’aimerais que l’on vienne voir à l’entraînements les efforts que l’on peut faire, les autres gardiennes et moi. En match, des erreurs, je peux en faire. C’est normal, on n’est pas des robots, les joueuses de champ loupent des contrôles et des passes, mais c’est moins visible", insiste-elle.

Grâce notamment à Bouhaddi, l'équipe de France n'a encaissé que deux buts depuis le début de la Coupe du monde. Soit seulement un de plus par rapport aux Américaines.

RR