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Et si Thiago Silva avait un (gros) défaut ?

Thiago Silva (Brésil)

Thiago Silva (Brésil) - -

A 29 ans, Thiago Silva est devant le plus grand défi de sa carrière : mener la Seleçao, dont il est le capitaine, à une sixième victoire en Coupe du monde. Mais le défenseur brésilien, considéré comme le meilleur à son poste, a peut-être un point faible…

« O Monstro » ou Achille ? Thiago Silva va montrer son vrai visage en cet été de Coupe du monde. Confirmera-t-il qu’il est le meilleur défenseur du monde ? Ou laissera-t-il entrevoir une faille ? Le capitaine de la Seleçao et du PSG s’avance vers le plus grand défi de sa carrière : mener le Brésil à une sixième victoire en Coupe du monde. Et à domicile. A 29 ans, bientôt 30 (en septembre), il pourrait pourtant avoir une fragilité plutôt insoupçonnée. Et si le « Monstre », remplaçant au Mondial 2010 de Lucio et Juan, n’avait pas suffisamment d’expérience des très, très grands rendez-vous ? Et s’il pouvait souffrir de son parcours européen, certes brillant, mais finalement peu « gagnant » ?

Thiago Silva, c’est 93 matches de Serie A, 50 de Ligue 1, un titre de champion en Italie (2011) et deux en France (2013, 2014). C’est aussi 36 matches de Ligue des champions. Mais jamais il n’a dépassé, avec l’AC Milan ou le PSG, le stade des quarts de finale de cette compétition. Thiago Silva, c’est également 46 sélections avec le Brésil dont 35 en amical. La Coupe des Confédérations, remportée en 2013 avec la Seleçao (5 matches) et la Copa America (4 matches en 2011) ont été son maigre apprentissage des grands rendez-vous internationaux, davantage en tout cas que ses deux petits matches en éliminatoires à la Coupe du monde (4-0 au Venezuela, 0-0 contre la Colombie en 2008) et ses six apparitions aux Jeux Olympiques (2008 et 2012).

« Nous n'accepterons pas d'être troisièmes ou deuxièmes »

Un CV, peu étoffé, qui ne saurait sérieusement faire naître un doute avant le début de la Coupe du monde. Car sa carrière n’a véritablement commencé qu’à l’hiver 2009, à son retour en Europe (de Fluminense à l’AC Milan), après une tuberculose en 2005 à son passage en Russie (Dynamo Moscou). Le meilleur est donc encore à venir pour Thiago Silva. « En tant que Brésilien et capitaine de la Seleçao, nous n'accepterons pas d'être troisièmes ou deuxièmes, assure-t-il dans Le Monde. Nous n'accepterons que d'être premiers, champions du monde. C'est notre seul objectif, nous allons travailler pour cela. Nous savons que ce sera difficile, mais nous avons l'opportunité d'entrer dans l'histoire. »

Et « O Monstro » se voit déjà monter en tribune officielle du Maracana, le 13 juillet prochain. « Si je vous disais que je n'y ai pas pensé, je mentirais, bien sûr, explique le Brésilien sur le site de la FIFA. On ne peut pas s'empêcher d'y penser, y compris parce qu'on a de bonnes chances, principalement parce qu'on joue à la maison, avec une équipe talentueuse et surtout des supporters passionnés. Ça donne motivation et confiance. La pression est très grande, mais nous devons penser au premier match, qui est le plus important. » Un rendez-vous face à la Croatie ce jeudi (22h, heure française), en ouverture de la Coupe du monde, qui permettra à Thiago Silva de faire un premier pas vers l’un de ses objectifs personnels : qu’aucune équipe ne parvienne à marquer face à sa Seleçao.

La rédaction