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Eto’o, l’indomptable parmi les lions

Samuel Eto'o

Samuel Eto'o - -

A 33 ans, Samuel Eto’o va disputer sa quatrième Coupe du monde au Brésil. De ses débuts prometteurs en 1998 au fiasco de 2010, le leader du Cameroun a tout connu. Sauf la joie de franchir les poules…

Il a déjà pris sa retraite internationale plusieurs fois. Mais il est toujours revenu. Pour l’amour de la patrie. Un éternel come-back dont le dernier épisode date d’octobre 2013. A la demande du président Paul Biya, le soldat Samuel Eto’o Fils reprend du service avec pour ordre de mission de qualifier le Cameroun pour la Coupe du monde au Brésil. Un challenge que le buteur de 33 ans relève avec brio lors d’un barrage sous tension face à la Tunisie (0-0, 4-1). L’occasion pour le joueur africain le plus titré de l’histoire de s’offrir un quatrième rencart avec le Mondial. Seize ans après son premier flirt en 1998…

A l’époque, la France ne connait pas Samuel Eto’o. Le monde non plus. Le jeune attaquant de 17 ans sort d’une saison en prêt à Leganes, en deuxième division espagnole, où il n’a pas particulièrement flambé. Mais Claude Leroy, le sélectionneur des Lions Indomptables, croit en son potentiel et en fait le plus jeune joueur de la compétition lorsqu’il le lance face à l’Italie lors de la phase de poules (défaite 3-0). Quatre ans plus tard, c’est avec une réputation grandissante que le phénomène de Majorque débarque en Corée du Sud et au Japon. Pour sa deuxième Coupe du monde, Eto’o se montre à son avantage, en marquant notamment le but de la victoire contre l’Arabie Saoudite (1-0). Mais les Lions se font sortir dès le premier tour. Avant de se voir privés de Mondial en Allemagne en 2006.

« Le Cameroun n'a pas peur »

La faute à un penalty manqué par Pierre Womé contre l’Egypte (1-1), dans le temps additionnel du dernier match des éliminatoires. Un penalty qu’Eto’o affirmera avoir voulu tirer… Malgré ce traumatisme, le Cameroun retrouve le gratin planétaire lors de l’été 2010 en Afrique du Sud. Fier de participer au premier Mondial organisé sur le continent noir, Samuel Eto’o Fils, qui évolue désormais à l’Inter Milan, offre à chacun de ses partenaires une montre dédicacée à plus de 30 000 euros. Un élan de générosité qui n’empêche pas son équipe de sombrer au pays de Nelson Mandela. Pas au niveau, les Lions quittent le tournoi avec trois défaites dans les valises. Eto’o inscrit les deux seuls buts camerounais. Pour la gloire.

Pour faire taire aussi Roger Milla et ses critiques acerbes. Un règlement de compte générationnel que le joueur de Chelsea espère bien poursuivre le mois prochain, malgré un groupe épicé par la Croatie, le Mexique et le Brésil. « C’est vrai que le Brésil sera le grand favori devant son public. Mais, excusez-moi, je n’ai pas peur de cette équipe, a récemment lâché le natif de Douala. J’ai déjà joué contre cette équipe dans ma carrière. Et j’ai battu les Brésiliens aux Jeux olympiques de Sydney en 2000. Il y avait dans cette équipe, un certain Ronaldinho et bien d’autres. Eto’o n’a pas peur. Le Cameroun n’a pas peur. J’ai 33 ans et j’ai deux Coupes du monde à jouer. Avant moi, il y en a qui ont joué jusqu’à 41 ans. Donc je peux continuer. » Prends ça Roger !

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Alexandre Jaquin