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Evra : « Domenech n’a pas changé »

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Contre l’Autriche, Patrice Evra devrait être titulaire sur le côté gauche des Bleus, à la place d’Eric Abidal suspendu. Le défenseur, champion d’Europe avec Manchester United, évoque ce qui a changé dans l’équipe de France depuis l’Euro.

Patrice Evra, avez-vous digéré l’élimination précoce de l’équipe de France à l’Euro 2008 ?
Je crois que toute l’équipe a bien digéré l’Euro maintenant. On est tous concentré sur ce premier match contre l’Autriche pour les qualifications à la Coupe du Monde 2010.
Pendant l’Euro, beaucoup de choses ont été dites, notamment concernant un conflit entre générations. C’est totalement faux. Il y avait une très bonne ambiance dans le groupe, à telle point peut-être qu’on n’osait pas dire à son copain de se bouger un peu plus sur le terrain.

Raymond Domenech a-t-il changé depuis cet été ?
Domenech est resté le même entraîneur. Je n’ai pas vu de différence dans son discours entre le début de l’Euro et maintenant. C’est toujours le même Raymond Domenech.

Le sélectionneur prône tout de même un nouveau fond de jeu...
Oui, mais c’est nous qui sommes sur le terrain. Pendant l’Euro, il ne nous a jamais interdit de faire quoi que ce soit. Il a ses idées et fait ses choix. Il ne veut juste plus voir de match comme on l’a fait face à la Roumanie. Il veut faire du beau football, mais surtout rester efficace et gagner les matches.

Et l’arrivée d’Alain Boghossian : qu’a-t-elle apporté ?
On a dit de lui que c’était un bon vivant, mais il n’est pas avec nous en colonie de vacances. Il est là pour nous apporter son envie de toujours gagner, comme lorsqu’il était joueur. C’est quelque chose de bien qu’il ait intégré le staff. Quand il a quelque chose à dire, il intervient, mais Raymond Domenech reste le boss.

Que retenez-vous de la victoire en Suède, en match amical ?
Ce qui nous a fait plaisir, c’est de voir que tous les joueurs avaient envie de faire oublier l'échec de l'Euro, et de montrer un autre visage de l’équipe de France. On s’est tous senti concerné, que ce soit sur ou en dehors du terrain. En Suède, tout le monde a donné le meilleur de lui-même, même si tout n’a pas été parfait.

La défense est actuellement un chantier en reconstruction. Comment ce passe la concurrence à votre poste avec Abidal et Clichy ?
Très bien. Du moment qu’elle reste saine, cela ne peut être que bénéfique. J’ai connu ça à Manchester. Personnellement, la concurrence me pousse à me surpasser. Avec Abi(dal) ou Gaël (Clichy), on est vraiment solidaire. Maintenant, c’est vrai que sur le terrain, on ne se fera pas de cadeau.

La rédaction