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Green perpétue la malédiction

Robert Green est fautif sur le tir de Clint Dempsey

Robert Green est fautif sur le tir de Clint Dempsey - -

Auteur d’une énorme bourde sur le but américain, le gardien anglais a rejoint au catalogue ses prédécesseurs Robinson et James.

Si le Commonwealth existait encore, les gardes frontières ne s'appelleraient pas Robinson, James ou Green. Dans la plus pure tradition anglaise, le dénommé Robert Green a marqué de son empreinte invisible la grande tradition des gardiens de but outre-Manche. Une belle faute de main a permis aux Etats-Unis de ramener un point du choc de ce groupe C (1-1).

Tout juste remis de nos pintes de bière, dignes de cet Angleterre-Etats-Unis et englouties à la va-vite, que Gerrard donnait le ton (1-0, 4e). Et de quelle manière. Les vieux démons des hommes de Fabio Capello semblaient alors s'éloigner à vitesse rapide lorsque Robert Green les rattrapa au vol. Sur une frappe anodine de Clint Dempsey aux vingt mètres, Green broie du noir. Le gardien de West Ham anticipe pourtant bien, se met sur la trajectoire, cligne d'un œil puis de l'autre mais sa main gauche n'est pas assez ferme, solide, bétonnée...

Une belle bourde. Dans la plus pure tradition. C'est qu'on les aime du côté des British. Depuis des lustres. Green est dépité. On pourrait accuser le fameux ballon volant de cette Coupe du monde. Il n'en est rien. On remet ça à plus tard. Les Etats-Unis égalisent et se remettent en selle juste avant la mi-temps. Confortablement installé dans son canapé, Paul Robinson doit bien se marrer. Lui qui, un soir d'automne 2006 à Zagreb, dans le long chemin des qualifications à l'Euro, avait sous-estimé une passe en retrait de Gary Neville. David "Calamity" James aussi. Sauf que là, James est sur le banc à bientôt 40 ans, ce qui constitue déjà une forme d'exploit. Il sert de sparring-partner à Green dans le squad anglais. Green a tout fait pour piquer la place que James avait chipée à... Robinson. Comme quoi, dans les cages anglaises, la roue tourne. Sans doute plus vite que l'horloge de Westminster.

Christophe Couvrat à Rustenburg