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Gyan, ce sont ses coéquipiers qui en parlent le mieux

Asamoah Gyan

Asamoah Gyan - -

Sans faire de bruit, l’attaquant ghanéen du Stade Rennais est l’un des joueurs majeurs de cette Coupe du monde. Il a déjà inscrit trois buts avant le quart de finale de ce vendredi face à l’Uruguay. En Bretagne, on suit ses performances avec attention. Et beaucoup d’affection.

Depuis la blessure de Mickaël Essien, la star du Ghana, c’est lui. A 24 ans, Asamoah Gyan est en train d’exploser à la face du monde. L’attaquant du Stade Rennais a déjà inscrit trois buts en Afrique du Sud (face à la Serbie, l’Australie et aux Etats-Unis). Tous décisifs. « Je ne suis pas surpris par ce qu’il réalise, explique Rod Fanni, son coéquipier à Rennes. Dès qu’il est bien dans sa tête, il rayonne sur le terrain. En plus, c’est quelqu’un de rieur, qui déconne tout le temps. On est heureux de le voir comme ça. »

La joie est d’autant plus sincère qu’elle n’a pas toujours jalonné le parcours du natif d’Accra. Après avoir usé ses crampons en Italie, à Udinese et Modène (Série B), il débarque à Rennes au cours de l’été 2008. Ses débuts sont difficiles. Une grave blessure freine son adaptation. En manque de rythme, Gyan ne marque pas et les critiques s’abattent sur ses épaules... avant que Frédéric Antonetti ne le relance lors de son arrivée à la tête de l’équipe d’Ille-et-Vilaine. « Je lui ai fait confiance car je connaissais ses qualités, raconte le technicien corse. Il avait eu pas mal de pépins physiques. Je lui ai dit de faire plus attention à son hygiène de vie. Il m’a écouté. »

Mangane : « Son grand truc, c’est la danse »

Et la métamorphose n’a pas traîné. Tranchant et inspiré, « Asa » retrouve le sourire et inscrit treize buts en L1 avant de s’envoler pour l’Afrique du Sud. Dès lors, rien d’étonnant à ce que la belle aventure ne se poursuive avec les Black Stars. « Il mérite ce qu’il lui arrive, assure le défenseur rennais Kader Mangane. C’est un joueur qui apporte beaucoup dans le jeu aérien, mais aussi par sa vitesse et sa puissance. »

Apprécié par ses partenaires, Gyan, d’un naturel plutôt discret, sais aussi mettre l’ambiance. « Son grand truc, c'est la danse, sourit Mangane. Il danse à l'entraînement, avant les matches... C'est une danse ghanéenne qu'il est le seul à connaitre. Personnellement, je n'y arrive pas (rires) ! » Ses compatriotes se débrouillent un peu mieux. Depuis le début du Mondial, ils ont pris l’habitude de reproduire les pas endiablés de leur buteur en chef. Face à l’Uruguay ce vendredi, ils n’espèrent qu’une chose : pouvoir se déhancher à nouveau.