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Juninho : « Le Brésil a perdu le Mondial au niveau de l’organisation »

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A quelques semaines de la Coupe du monde, les tensions restent vives au Brésil. Membre de la Dream Team RMC Sport, Juninho n’a d’ailleurs pas caché ses inquiétudes concernant l’organisation de la compétition.

A 49 jours du début de la Coupe du monde 2014, le Brésil n’est pas encore prêt et doit faire face aux nombreuses critiques. Pour ne rien arranger, de violentes émeutes ont fait une victime à Rio mardi, dans une favela du quartier touristique de Copacabana. Membre de la Dream Team RMC Sport, Juninho n’a pas caché ses inquiétudes quant à l’organisation de la compétition. « On ne doit pas parler simplement de football. On sait que dans quelques semaines, il y aura beaucoup de monde qui viendra au Brésil. On est triste quand on voit des nouvelles comme celles de cette semaine, surtout à 49 jours de la Coupe du monde, regrette l’ancien Lyonnais. Ça existe au Brésil depuis longtemps. Il y a une différence sociale qui ne permet pas de grandir, surtout au niveau de l’éducation. »

« Il y a des excès de la police. On aurait peut-être dû faire tout ça avant, pas simplement à trois ou quatre mois de la Coupe du monde. Pour moi, tu peux mettre la police partout, mais si les jeunes, en général, ne vont pas à l’école ou ne sont pas éduqués, ça ne va rien changer. Des fois, les crimes leur permettent de gagner beaucoup d’argent. C’est un choix de vie. Si tu n’investis pas pour changer l’éducation du pays, tu ne changeras rien, même si le pays est très riche. »

« Toute la presse fracasse l'organisation »

Juninho est également revenu sur la visite cette semaine au Brésil de Jérôme Valcke, secrétaire général de la Fifa. « Je suis vraiment désolé pour lui aussi. Je l’ai regardé parler et j’ai senti qu’il voulait dire : « Malheureusement, le Mondial est au Brésil ». Je pense qu’il regrette, explique le Brésilien. Il ne souriait pas et il n’avait plus d’énergie. Toute la presse au Brésil est en train de fracasser l’organisation. On a déjà perdu la Coupe du monde au niveau de l’organisation, c’est sûr. Ils ont construit dix ou douze stades et il y en a trois ou quatre qui n’étaient pas nécessaires car il y a des villes où ils ne seront pas utilisés. J’espère vraiment que ça se passera bien. »

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La rédaction