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L’Angleterre engage le psy « qui a changé la carrière de Gerrard »

Steve Peters

Steve Peters - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

L’Angleterre s’est adjugée jusqu’au prochain Mondial les services du Dr Steve Peters. Le faiseur de miracles des JO de Londres, déterminant dans la carrière d’un certain Steven Gerrard doit réapprendre aux Anglais à tirer les… penalties.

On a coutume de dire que les tirs au but en football s’apparentent à une vaste loterie. Pour l’équipe nationale d’Angleterre, il serait plus judicieux de parler de… tragédie. Depuis 1990 et une demi-finale de Coupe du monde perdue à ce petit jeu face aux Allemands (à l’époque RFA), les Three Lions sont abonnés à l’échec dans cet exercice. Dans toute leur histoire, les Anglais n’ont gagné qu’une… seule des sept séances qu’ils ont été amenés à disputer. Une véritable « loose » que Roy Hodgson a décidé de traiter en faisant appel à un… psy. Mais pas n’importe lequel : le docteur Steve Peters. Un véritable psychiatre du sport dont la méthode consiste à comprendre l’esprit, afin de permettre aux athlètes de maximiser leurs performances

Sur la cheminée de cet illustre médecin ? Des photos de lui posant avec Victoria Pendleton, Chris Hoy et le reste de l’équipe britannique de cyclisme sur piste, septuple médaillée lors des JO de Londres. Ou avec Steven Gerrard, l’icone vivante de Liverpool. Et pour cause. Les sept breloques obtenues en 2012 par les pistards, les 4e et 5e de champion du monde de billard de champion de billard Roonie O’Sullivan, le succès cycliste de Bradley Wiggins, ou la longévité exceptionnelle de Gerrard, c’est un peu grâce à lui. « Sans lui, je ne pense pas que j'aurais remporté trois fois l'or à Pékin » confiait récemment Chris Hoy, deux médailles d’or à Londres en 2012, à son sujet.

Il a aussi transformé Sturridge

Steven Gerrard, lui, ne le cache pas. L’emblématique capitaine des Reds est fan de celui que Brendan Rogers a demandé à ses côtés – à raison d’un jour par semaine -, en septembre 2012, pour déverrouiller certains leviers chez ses joueurs. Avec bonheur, à l’instar d’un Jordan Henderson complètement décomplexé cette saison ou de l’attaquant Daniel Sturridge, véritable machine à scorer. « Steve m’a beaucoup aidé en termes de mentalité, confie l’intéressé. Il est très porté sur la confiance en soi. Selon lui, il ne faut pas avoir la mentalité d’essayer de faire quelque chose, mais de laisser cette chose arriver. »

Sans lui surtout, Steven Gerrard n’aurait certainement pas continué à jouer au foot, notamment en raison d’une blessure récurrente à l’aine. « A l’époque (2010), j’avais vu trois ou quatre chirurgiens, qui ne m’avaient pas convaincus sur mes chances de pouvoir rejouer. Alors je me suis tourné vers lui. Il vous aide à positiver, à rester optimiste. » Et à mieux tirer les penalties ? « Il n’y a pas de garanties, tempère Gerrard. Nous n’allons pas devenir favoris pour la Coupe du monde parce que nous avons un psychiatre avec nous. Il ne m’a pas transformé en une autre personne ou en un autre joueur. Il ne peut pas, non plus, vous transformer en Cruyff ou vous faire faire des passes de 40 mètres, mais il peut vous aider à apprendre ce qu'il se passe dans votre tête. » Et accessoirement, à ne pas dégoupiller au moment d’aller frapper votre tir au but.

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A.D