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L’Angleterre s’en contentera

Wayne Rooney a été transparent dans cette partie

Wayne Rooney a été transparent dans cette partie - -

Trahis par leur gardien, les joueurs de Fabio Capello ont du partager les points avec une solide équipe américaine (1-1).

Sous tension depuis leur arrivée sur le sol sud-africain, Fabio Capello et ses joueurs attendaient le match face aux Etats-Unis, au Royal Bakofeng stadium de Rustenburg, pour se libérer enfin. En dépit de leur volonté, le nul (1-1) concédé à d’épatants Américains bien organisés et dangereux en contre ne peut pas les rassurer.

La faute à la faiblesse congénitale de leur gardien. Cette fois, le coupable s’appelle Robert Green. La bourde du pauvre portier de West Ham, sur une frappe anodine de Clint Dempsey, risque de passer en boucle sur Internet. Les Anglais peuvent-ils remporter une Coupe du monde avec une telle faiblesse à un poste clé ? La question reste posée. Et il n’y avait qu’à scruter le visage violacé du technicien italien pour avoir un début de réponse.

La blessure de Ledley King, remplacé à la pause par Jamie Carragher, est un nouveau souci après le forfait de Rio Ferdinand. Mais l’autre (petite) ombre au tableau a le visage poupin de Wayne Rooney. Hier soir, la star du Manchester United n’a pesé sur le match que dans le dernier quart d’heure. Et il n’a toujours pas marqué en phase finale de Coupe du monde, en dépit de quelques occasions, notamment une belle frappe à la 74e. Un tel phénomène doit apporter plus.

Altidore sur la barre

Fabio Capello pourra se consoler en se disant qu’il a trouvé son capitaine. Steven Gerrard, auteur de l’ouverture du score dès la 4e minute sur une remise tranquille d’Emile Heskey, s’est dépensé sans compter. Il a aussi effectué un travail énorme à la récupération. Le patron, c’est lui. Aaron Lennon a également réalisé un match intéressant. Ses percussions et sa vitesse sur son côté droit ont fait mal au Rennais Carlos Bocanegra.

Sous les yeux de David Beckham, le rush final des partenaires de John Terry s’est fracassé sur les long bras de Tim Howard, à l’image de cette superbe reprise de Shaun Wright-Phillips (75e). Et sans un sauvetage miraculeux de Green repoussant une frappe d’Altidore sur la barre (65e), les Anglais de 2010 auraient sans doute imité leurs aînés de 1950, humiliés par les Etats-Unis (0-1) pour leur première participation à une Coupe du monde. C’est déjà ça de pris...

Marc Ambrosiano à Rustenburg