RMC Sport

L’Angleterre sous haute tension

Frank Lampard et Steven Gerrard

Frank Lampard et Steven Gerrard - -

Avant de débuter leur Mondial face aux Etats-Unis samedi au Royal Bafokeng stadium de Rustenburg, les Anglais sont soumis à une énorme pression. Sauront-ils y résister ?

Depuis l’arrivée de la délégation anglaise sur le sol sud-africain, Rooney the Looney (Rooney le Dingue), comme l’a surnommé la terrible presse d’outre Manche, est la cible de toutes les attentions. Les fans de l’Angleterre n’ont qu’une peur : que la star de Manchester United ne dégoupille sous la pression.
Il y a quatre ans à Gelsenkirchen face au Portugal, en quart de finale de la Coupe du monde, le buteur de Manchester United avait été expulsé bêtement pour avoir répondu à une provocation de son équipier Cristiano Ronaldo. Les Anglais s’étaient inclinés aux tirs au but. Il faudra cette fois que le sale mioche garde ses nerfs face à des Américains qui connaissent son point faible.

Le mal-être de Rooney est d’ailleurs palpable. En match amical face à une équipe locale, les Platinum Stars, l’Anglais a récolté un avertissement pour avoir insulté l’arbitre. « J’espère que ce sera le même Rooney que lors des qualifications, a prévenu en conférence de presse Fabio Capello. J’ai parlé avec lui. C’est un joueur fantastique parce qu’il veut toujours gagner. Il a la haine de la défaite. Mais il doit faire très attention et respecter les arbitres. »

Capello / « Rooney doit faire attention »

Cette nervosité est un peu à l’image d’une sélection anglaise sous haute tension. Cela fait quatorze ans que l’Angleterre n’a plus atteint le dernier carré d’une grande compétition, c’était à l’Euro 1996. Et quarante-quatre ans qu’elle attend un deuxième titre mondial. L’attente est immense. Et dans un pays où la bourse est sensible aux résultats de son équipe nationale, le moindre faux-pas peut être fatal. Fabio Capello le sait. « Je veux voir le même état d’esprit que durant les qualifications », assène le sélectionneur.

Le technicien italien n’a négligé aucun détail. Même s’il n’a pas déniché un gardien de haut niveau, son équipe fonctionne à merveille. Face aux Etats-Unis, Terry et ses équipiers partent évidemment grands favoris. Même si en 1950 au Brésil, pour sa première Coupe du monde, la sélection anglaise, trop sûre d’elle, avait été éliminée par une surprenante équipe américaine (0-1). Il n’est pas question ce samedi de rééditer pareille erreur…