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L’Italie a les cartes en main

Mario Balotelli

Mario Balotelli - -

Engagée à la Coupe des Confédérations (15-30 juin), la Squadra Azzurra va vivre un avant-gout de la prochaine Coupe du monde au Brésil. En tête de leur groupe avec quatre points d’avance sur la Bulgarie, les Italiens sont sur la voie royale pour la qualification.

Vainqueur de la Coupe du monde en 2006 et éliminée au premier tour quatre ans plus tard. Le paradoxe est saisissant. L’Italie est en quête de rachat. Un rachat qui débutera en fin de semaine lors de la neuvième édition de la Coupe des Confédérations (15-30 juin). Qualifiés au titre de leur place de finaliste de l'Euro 2012 contre l’Espagne (défaite 4-0), les coéquipiers de Gianluigi Buffon auront fort à faire dans un groupe A qui comprendra le Brésil (pays hôte), le Japon (vainqueur de la Coupe d’Asie 2011) et le Mexique (vainqueur de la Gold Cup 2011).

A la suite de l’éviction de Marcelo Lippi en 2010, Cesare Prandelli a pris les rênes de la Nazionale. En place depuis trois ans, l’ancien entraîneur de l’Atalanta Bergame a glané 18 succès, pour 10 matchs nuls et 8 défaites en 36 rencontres. Un changement qui porte ses fruits puisque l’Italie est en bonne voie pour se qualifier pour la Coupe du monde 2014. Les quadruples champions du monde sont leaders de leur groupe avec 14 points, devant la Bulgarie (10 points) et la République Tchèque (9 points). Ce vendredi, les partenaires d’Andréa Pirlo se sont contentés du partage des points à Prague (0-0). Malgré ce résultat nul, les Italiens ont pris une option sur une qualification qui serait synonyme de 18e participation à la phase finale. Seul le Brésil fait mieux avec 20 participations. Grâce à un groupe solide et uni, l’Italie peut être considéré comme un des favoris de la Coupe du monde.

Attention à l’excès de confiance

C’est certain, une ferveur est née autour des Azzurri. La symbiose staff-joueurs-presse-tifosi n’a jamais été aussi exceptionnelle. Si la Juventus Turin surfe sur la vague du succès depuis deux ans avec deux titres consécutifs, l’Italie s’appuie sur un bloc de joueurs à la fois jeunes et expérimentés. La marque de sa réussite. Emmenée par sa star Mario Balotelli, tout de fois coupable d’un pétage de plomb vendredi dernier face à la République Tchèque, la Squadra Azzurra se voit déjà retrouver le sommet.

Mais attention, les hommes de Prandelli ont un point faible. De nature historique. Lorsque la formation transalpine va bien, elle a souvent connu de cruelles désillusions lors de phases finales. Tel a été le cas en 2010. Une victoire face à la Bulgarie le 6 septembre prochain et l’Italie dissiperait ses dernières craintes. Pour aller, pourquoi pas, décrocher une nouvelle étoile.

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Xavier Martel avec Didier Mengo, en Italie