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La Belgique unie derrière ses Diables Rouges

La Belgique unie

La Belgique unie - -

Emmenée par Hazard et Kompany, la génération belge version 2014 (qui affronte l’Algérie ce mardi à 18h) espère imiter celle de 1986, demi-finaliste au Mexique. L’attente grandie au pays, où le foot réconcilie Flamands et Wallons.

Fâchés les Flamands et les Wallons ? Sans rentrer dans des questions d’ordre politique, une chose est certaine : la Belgique est unie derrière son équipe nationale, composée de Flamands, de Francophones (certains sont bilingues comme Kompany ou l’entraîneur Wilmots) et de joueurs d’origine étrangère, comme Marouane Fellaini, d’origine marocaine. Pour le temps d’un match, voire pour quelques semaines de compétition, au moins. Et la sélection ressent cet engouement et cette ferveur populaire, renforcée par plusieurs succès marketing comme celui de Stromae, auteur de l’hymne de la sélection intitulé « Ta fête ». « La Belgique n’est pas prête de se séparer quand on voit l’équipe nationale, sourit Eden Hazard, la star de Chelsea. On a cette chance de réunir tout le monde. A nous de faire la plus belle Coupe du monde possible afin que tout le peuple belge soit content de nous. »

Et de ça, les joueurs en ont besoin, pour leur retour en Coupe du monde depuis la génération 2002 de Marc Wilmots, devenu depuis sélectionneur. « On est vraiment fiers que tout le monde soit derrière nous, Flamands et Francophones, avoue Kevin Mirallas, l’attaquant d’Everton. On est très contents et j’espère que tout le monde va être uni pour nous soutenir. Nous aurons besoin de ce soutien de toute manière pour cette Coupe du monde. »

"Une vraie équipe"

Onzième au classement FIFA devant le voisin français (17e), la Belgique compte désormais de nombreuses stars telles Hazard, Kompany (Manchester City), Lukaku (Everton) ou encore Courtois (Atlético Madrid). Mais des jeunes loups, aussi. L’heure est donc aux ambitions, certes, mais mesurées. « C’est vrai qu’on a une superbe équipe, mais c’est la première Coupe du monde pour toute l’équipe, tempère Mirallas. On va voir comment nous allons réussir à gérer la pression de ce rendez-vous. Nous allons déjà passer le premier tour, qui est le plus important et nous verrons pour la suite après. »

Du talent, les Belges en possèdent donc à foison. Mais Wilmots a réussi un savant mélange avec tous ses éléments à disposition. Pour créer une unité. « Avant, on a fait une belle équipe, mais maintenant on a une vraie équipe, ajoute l’ancien Lillois Mirallas. Tout le monde est solidaire, tout le monde se bat pour son coéquipier et c’est ce qui fait la différence. » Une équipe unie dans pays uni. Il n’y a plus qu’à écrire l’histoire sur le terrain. Et comme leurs aînés de 1986, à rentrer au panthéon du football belge.

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AD (avec JB)