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Les Bleues rentrent dans les cœurs

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Chiffres d’audience à l’appui, les exploits des joueuses de Bruno Bini en Allemagne et le football féminin suscitent un engouement sans précédent dans l’Hexagone. Et si ce n’était qu’un début ?

Direct 8 a eu le nez creux en misant sur l’équipe de France de foot féminin depuis deux ans. Samedi, pour le quart de finale des Bleues contre l’Angleterre (1-1, 4 t.a.b. à 3), la chaîne de la TNT a rassemblé en moyenne 1,1 millions de téléspectateurs. Le pic d’audience a été atteint lors de la séance des tirs au but. Près de 2,45 millions de supporters ont assisté à la qualification historique des Tricolores pour les demi-finales du Mondial allemand.

De quoi offrir à la chaîne la meilleure audience depuis sa création. Un chiffre étonnant alors que le Journal de 20h de TF1 a réuni ce soir-là 5 millions de téléspectateurs. Et la rencontre était aussi retransmise sur Eurosport ! En fédérant près de 8% des personnes présentes devant leur téléviseur samedi en début de soirée, l’équipe entraînée par Bruno Bini a démontré qu’elle était de plus en plus en populaire en France.

Bompastor : « On vit en vase-clos »

Mises en confiance par le titre de championne d’Europe des Lyonnaises, les partenaires de Sonia Bompastor ont profité d’un mercato très calme ces derniers jours pour susciter un intérêt grandissant dans l’Hexagone. Mais alors que les scores d’audiences sont en hausse continue, s’en rendent-elles vraiment compte ? « On est en Allemagne depuis 15 jour et dans ce genre de compétition, on vit un peu en vase-clos, répond la défenseuse tricolore. Mais on se connecte sur internet et on réalise, à travers tous les messages que l’on reçoit, que les gens nous soutiennent et qu’ils sont fiers de nous voir en demi-finale. C’est bien. L’équipe prend du plaisir en produisant du jeu. Si on arrive à en donner aux spectateurs et aux téléspectateurs, tant mieux. Ça nous rend fières. »

Alors que la demi-finale mercredi (18h) devrait encore faire grossir un plus cette vague médiatique, la Fédération Française de Football pourrait très vite observer les conséquences de l’épopée des filles de Bini. « Elles réussissent à attirer les médias et font franchir un pas au football féminin, se réjouit Noël Le Graët, le nouveau président de la FFF. C’est un nouveau départ. On n’a pas assez de licenciées en France. On a besoin de nouvelles équipes. Je pense qu’elles vont beaucoup nous aider. » Les exploits répétés de Marie-Laure Delie & co ont sans aucun doute fait naître quelques vocations…

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