RMC Sport

Mondial J-100 : Les services de sécurité en opération séduction

-

- - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Complètement débordés par les émeutes de juin dernier, en marge de la Coupe des Confédérations, les forces d’intervention brésiliennes cherchent depuis à montrer leurs progrès. Et se disent prêtes pour le Mondial.

A 100 jours du coup d’envoi de la Coupe du monde, la cote de popularité de l’événement semble n’avoir jamais été aussi faible au Brésil. Le monde du ballon rond a beau frémir à l’approche de ce Mondial au pays du football, les Brésiliens sont de plus en plus nombreux à s’insurger contre les conséquences de l’organisation de l’événement. Et les manifestations se multiplient pour dénoncer les écueils.

Alertés notamment par les débordements de juin dernier, en marge de la Coupe des Confédérations, le gouvernement et le comité d’organisation ont depuis pris des mesures pour renforcer au maximum la sécurité. « Nous avons fait énormément d’entraînements avec les polices européennes, espagnoles et principalement françaises, raconte André Luis Araujo Vidal, commandant du BOPE (bataillon de police de choc). On a maintenu un très bon échange avec la police et nous essayons d’adapter certaines techniques d’intervention françaises à notre réalité. »

Le bataillon a d’ailleurs réalisé une démonstration devant la presse étrangère mercredi dernier, simulant une intervention sur un groupe radical qui attaque la police durant une manifestation pacifique. Cet exercice de communication a pour but de montrer que les forces d’intervention savent à la fois tolérer les manifestations pacifiques, tout en étant prêtes à contenir les éventuels débordements.

Du mieux... en théorie

La répression policière avait été vivement critiquée l’été dernier, les militants estimant que les forces de l’ordre n’étaient tout simplement pas préparées pour contenir les émeutes, ni même les simples rassemblements. « J'ai participé à plusieurs manifestations, raconte Priscilla, sympathisante modérée du mouvement anti-Mondial. La police n'a pas de préparation pour contenir les manifs. Elle balance son gaz lacrymogène, son gaz poivre, et ça renforce l’agressivité de certaines personnes qui se révoltent. »

L’intervention factice a donc pour but de changer, dans les esprits, ce genre de considérations. Les équipements et les techniques ont été améliorés, c’est une certitude. Pour ce qui est de la mise en pratique, c’est encore l’inconnue. Mais vu la multiplication des initiatives anti-Coupe du monde, les groupes d’intervention auront certainement de nombreuses occasions d’éprouver leurs supposés progrès d’ici au 12 juin.

A lire aussi : 

- L'actu du Mondial

- EN IMAGES : les maillots pour la Coupe du monde 2014

- Nasri : "J'ai sali mon nom"

La rédaction