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Pogba sur les traces de Podolski et Müller

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Elu meilleur jeune joueur de la Coupe du monde, Paul Pogba met une touche finale à douze derniers mois très positifs qui l’ont encore vu beaucoup progresser. Le futur de l’équipe de France passe par le Turinois.

Les étés passent, les trophées s’accumulent. L’an dernier, Paul Pogba revenait du Mondial U20 en Turquie avec le titre de Golden Ball (meilleur joueur) du tournoi en poche. Cette année, le milieu tricolore a droit au trophée de meilleur jeune du tournoi. Mais dans la Coupe du monde des grands, la vraie, celle qui fait rêver tous les footballeurs. Elu par le groupe d’étude technique de la FIFA, le Turinois devance (dans l’ordre alphabétique) le Néerlandais Memphis Dempay et son compatriote Raphaël Varane.

Un accessit en forme de cerise sur le gâteau d’une nouvelle superbe saison de progression à la Juve comme chez les Bleus. Et qui récompense un Mondial solide où le garçon, très attendu, a connu plus de hauts que de bas malgré une nervosité palpable sur quelques gestes qui lui ont valu un petit tour sur le banc. Son bilan statistique sur cette Coupe du monde ? Un but décisif en huitième de finale face au Nigeria (1-0) et 80% de passes réussies – dont une décisive contre la Suisse au premier tour – en cinq apparitions et 354 minutes de jeu. Cette impression, aussi, de l’avoir vu monter en puissance pour les matches à élimination directe.

Pogba : « L'objectif reste l'Euro 2016 ! »

Pogba, ce n’est pas seulement l’avenir. C’est déjà le présent. Vu les performances de la concurrence (les joueurs devaient être nés après le 1er janvier 1993), son élection dessine une logique implacable, tout le contraire de celle de Lionel Messi comme meilleur joueur. D’autant que son profil colle presque à tous les critères requis : « niveau technique exceptionnel, style de jeune et rafraîchissant, créativité et inspiration, maturité tactique et efficacité, reconnaissance des fans grâce à des performances alléchantes, rôle de modèle pour les jeunes footballeurs, attitude positive et fair-play ».

Rien d’anormal à le voir élu, donc. Mais pas une évidence non plus pour tout le monde. « Tant mieux pour Pogba. J’avais une préférence pour Raphaël Varane mais pourquoi pas lui », juge Jean-Michel Larqué. « Ce n’est pas complétement illogique mais pas complétement mérité non plus, enchaîne Patrick Mboma, membre de la Dream Team RMC Sport. Il y avait une vraie bataille au moins avec Raphaël Varane. Après, le critère d’âge pour la nomination fait qu’un joueur comme James Rodriguez (23 ans, ndlr) n’était pas dans cette élection. Mais félicitations à Pogba. »

Actuellement en vacances – on a pu le voir se prélasser dans un jacuzzi via son compte Twitter –, Paul a utilisé les réseaux sociaux pour réagir à son élection dans une tirade plus Verlaine que Pogba : « Heureux pour cette récompense. Merci l’équipe de France sans qui elle n’aurait pas de sens. L’objectif reste l’Euro 2016 ! » Le milieu tricolore fait bien de penser à l’avenir. Il sourit souvent aux récipiendaires du trophée de meilleur jeune joueur du Mondial. Ses deux prédécesseurs ? Lukas Podolski en 2006 et Thomas Müller en 2010. Deux joueurs qui ont accroché une étoile planétaire sur leur maillot allemand ce dimanche soir. Si Pogba pouvait s’en inspirer à l’Euro 2016 ou au Mondial 2018, on ne serait pas contre.

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A.H.