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Robben est vraiment de retour

Arjen Robben

Arjen Robben - -

Pour son retour en tant que titulaire, Arjen Robben a montré à quel point il est précieux, voire fondamental, dans le jeu des Pays-Bas, vainqueurs de la Slovaquie (2-1) en huitièmes de finale de la Coupe du Monde.

Il a débuté la Coupe du Monde blessé, suite à une déchirure musculaire à la cuisse gauche contractée le 5 juin lors d’un match de préparation contre la Hongrie. Cette blessure l’avait privé des deux premières rencontres de la phase de poule. Arjen Robben était entré en jeu pendant 17 minutes contre le Cameroun, histoire de se mettre dans le bain. Contre la Slovaquie, il a été aligné d’entrée par son sélectionneur Bert Van Marwijk, qui l’a installé à son meilleur poste, celui d’ailier droit, celui auquel il évolue avec son club du Bayern Munich. Et dès les premières minutes, Robben a prouvé qu’il était en jambes et dans le rythme. Après une première incursion dangereuse, il ouvre le score à la 18e minute de jeu sur un service de Sneijder. Une action classique : Robben part de la droite, repique dans l’axe pour se mettre en position de frappe sur son pied gauche et trompe Mucha le gardien slovaque.

Finaliste de la Ligue des Champions avec le Bayern, Arjen Robben, 26 ans, auteur de 23 buts en 34 matchs avec le club bavarois, a fait passer une sale soirée à son garde du corps Radoslav Zabanvik, se montrant à chaque fois dangereux dans son registre habituel. Il l’a dit et le répète, c’est à ce poste d’ailier droit qu’il se sent le plus à l’aise. Son sélectionneur a décidé de l’installer dans les meilleures conditions, quitte à déplacer Kuyt sur l’autre aile, ce qui d’ailleurs n’a pas nui au rendement du joueur de Liverpool.

Elu joueur du match contre la Slovaquie, après avoir été élu meilleur joueur du championnat allemand cette saison, Arjen Robben est le véritable leader offensif de la sélection Oranje. Avec lui, les Pays-Bas possèdent un joueur de classe mondiale, capable de faire les différences individuellement sans perturber un collectif. L’entraîneur-adjoint Franck de Boer a bien raison de dire que les Pays-Bas possèdent « tout ce qu’il faut pour être champions du Monde. »

R.M à Durban