RMC Sport

Ukraine, bonne pioche pour les Bleus ?

-

- - -

Adversaire de l’équipe de France en barrages pour la Coupe du monde 2014 (15 et 19 novembre), l’Ukraine était certainement la nation la moins redoutée des quatre têtes de série. Mais est-ce une si bonne nouvelle que ça ?

Pas de star mais un bloc hyper solide

Si l’équipe de France n’aura pas la lourde tâche de neutraliser un joueur du calibre de Cristiano Ronaldo, elle trouvera face à l’Ukraine une formation extrêmement difficile à manœuvrer. « Il y a de la méfiance, annonce Didier Deschamps. C’est un adversaire qui était certainement méconnu du grand public mais qui était tête de série. C’est davantage un collectif qu’une somme d’individualités. » Deuxième du groupe H, le pays de l’Est placé, juste devant la France au classement Fifa (20e), a terminé à un point de l’Angleterre avec seulement quatre buts encaissés (soit une moyen de 0,4 but par match contre 0,75 pour les Bleus), et une seule défaite au compteur (1-0 face au Monténégro). Elle a donc tenu deux fois en échec l’équipe de Steven Gerrard. « Elle reste aussi sur sept matches sans défaite », ajoute Deschamps. Au rayon des individualités, les Bleus surveilleront de près Andrei Yarmolenko. Considéré comme le nouveau Shevchenko, l’attaquant du Dynamo Kiev, qui fêtera ses 24 ans mercredi, a inscrit 13 buts en 36 sélections.

Un vécu encore très limité

Des quatre têtes de série, l’équipe de France a hérité de la moins expérimentée. Née au début des années 90, après l’effondrement du bloc communiste, la sélection « jaune et bleu » ne compte qu’une seule participation à une phase finale de Coupe du monde, en 2006 (élimination en quart de finale). L’Ukraine n’a en effet jamais été à son avantage en barrages. Bon ou mauvais présage ? A quatre reprises, la « génération Shevchenko » a échoué lors de cette dernière marche fatale (Coupes du monde 1998, 2002, 2010 et Euro 2000). « Mais à force d’être éliminés, ça va leur foutre les boules, réagit notre consultant Ali Benarbia. Les Ukrainiens vont tout faire pour bousculer cette équipe de France au match aller. » Pays co-organisateur de l’Euro 2012 avec la Pologne, l’Ukraine reste une élimination en phase de poules, à la troisième place derrière…. la France.

Avantage psychologique pour les Bleus ?

Si l’on doit se référer aux oppositions entre les deux pays, l’avantage est nettement en faveur de l’équipe de France. En sept confrontations depuis 1999, les Bleus se sont imposés quatre fois, pour trois matches nuls. Invaincus face aux Ukrainiens, ils restent sur deux victoires assez tranquilles. La dernière en date à Donetsk (2-0), en phase de poules de l’Euro 2012 et la précédente, plus large (4-1), en 2011 au même endroit mais en amical, marquée notamment par des buts des « improbables » Marvin Martin (87e, 92e) et Younès Kaboul (89e).

A lire aussi :

Barrages - Toutes les réactions

Giroud : « Ne pas prendre l’Ukraine de haut »

Opinion : La France va-t-elle se qualifier face à l'Ukraine ?

AB